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Zach Condon in Berlin Studio
1 février 2019

Ca sort aujourd’hui : vendredi 1er février

par Pier-Paolo Gault

C’est vendredi, c’est jour de sortie ! Vu qu’il est parfois difficile de s’y retrouver avec tous les disques qui sortent chaque semaine, Tsugi a décidé de vous faciliter la tâche en vous faisant une petite sélection de galettes – LPs et EPs confondus – qui viennent de paraître et qui nous font vraiment envie : c’est le “ça sort aujourd’hui”. Voici donc de quoi accompagner votre week‐end avec les beats méditatifs de Xosar, l’électrokraut de Fred und Luna, les vibes planantes de Tilman, la folk épique de Beirut, les comptines tiraillées de Lenny Pistol, et pour finir les intrigantes nappes électroniques de Monolithe Noir.

Xosar – The Possessor Possesses Nothing [Bedouin Records]

The Possessor Possesses Nothing de Xosar est définitivement plus spirituel, obscur et cathartique que ses précédents albums. Si le titre sonne comme un proverbe chinois, c’est que la Californienne aujourd’hui Berlinoise tire son inspiration du Yi Jing et du Tao Te Ching (Le Livre de la Voie de Lao-Tseu). Condensé de tous ses morceaux les plus sombres, Xosar nous délivre un album qui oscille entre de l’ambient méditatif et une techno plus brutale. Connaître l’obscurité en soi, la vivre et l’exprimer pour évoluer en tant qu’Humain font désormais partie des urgences de sa musique. Mais, apparemment, il y aura toujours le temps pour placer un petit Pikachu quelque part.

Fred und Luna – Im Tiefenrausch [Compost Records]

Fred und Luna sont deux mannequins qui font de la musique. Avec un léger problème cependant : ils sont en plastiques. En réalité, derrière le projet se cache l’Allemand Rainer Buchmüller, qui avoue se servir de ces deux personnages comme ses muses. Dans le sillage de Kraftwerk et de Neu!, l’Allemand délivre une électrokraut belle et séduisante mais surtout très psychédélique – influence du krautrock allemand oblige.  Avec cet album, il pousse toujours plus loin la séduction avec des rythmes plus discrets, des nappes sonores encore plus vaporeuses et de moelleuses lignes de basses. Pour un résultat encore plus savoureux.

Tilman – I Tales And Reactions [Fine]

La sortie deep house du jour ! Mais Tilman porte plusieurs casquettes. En plus d’être un très bon DJ, il est aussi producteur dans plusieurs labels. Et c’est sur Fine dont il est co-propriétaire qu’il se lance aujourd’hui de façon plus décidée dans la production, en dévoilant son premier long-format. Avec ses beats particulièrement groovys, ainsi qu’avec ses samples de pianos aériens, I Tales And Reactions nous fait planer dans une deep house qui nous envoie loin : à la fois dans un club américain et face à de sublimes paysages.

Beirut – Gallipoli [4AD]

Les chevaliers sont définitivement à la mode en ce moment. Après avoir dévoilé le clip de « Landslide«  avec la participation de Ian Beattie aka Meryn Trant de Game Of Thrones, les Américains de Beirut, menés par Zach Condon, reviennent aujourd’hui avec leur cinquième album. Composé principalement à partir d’un orgue dont le chanteur était tombé amoureux, Gallipoli nous berce d’une délicate folk pop aux allures d’une épopée bonne enfant.

Lenny Pistol – Pistil Boy [Luik Records]

Attention premier EP. Lenny Pistol est la nouvelle perle indie/folk du label belge Luik Records. Après une première formation où il composait une musique exclusivement guitare-voix, le Bruxellois s’enrichit de productions planantes tout en conservant un certain minimalisme. Les morceaux de Pistil Boy sont souvent composés d’une légère guitare, de discrètes percussions et d’une voix qui frôle parfois le murmure. Dans un style éclectique qui évoque aussi bien la folk que le rap et l’indie rock, ses chansons aux airs de comptines devraient en conquérir plus d’un. Rapidement.

Monolithe Noir – Slowly Changing [Kowtow Records]

Monolithe Noir délivre une techno sombre, angoissante. Mais, comme la fameuse pierre de 2001, l’Odyssée de l’espace, elle est en même temps étrangement magnétique et captivante. Si son premier album Le Son grave sorti en 2017 s’était fait remarqué par sa radicalité,  avec son nouvel EP Slowly Changing Antoine Pasqualini derrière le projet semble à la fois continuer sur cette trajectoire et néanmoins se nuancer. Les boîtes à rythmes ont laissé la place à une batterie acoustique post-produite et Peter Broderick pose sa voix sur le morceau « By Twos ». Avec pour résultat un style largement plus chaleureux, comme si l’ancien leader du groupe folk Arch Woodman cherchait à trouver l’équilibre parfait entre acoustique et électronique : faire de l’électronica une chanson.

 

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