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C’est quoi ce set De Crécy / Boombass / Falcon ? 5 questions à Elektric Park

Comme on vous le dis­ait, le fes­ti­val élec­tro Elek­tric Park revient à Cha­tou (78) les 3 et 4 sep­tem­bre. Et cette année le fes­ti­val a décidé de con­clure son édi­tion avec un b3b French Touch grandiose : Eti­enne De Cre­cy, Bom­bass et DJ Fal­con. On s’est entretenus avec Julien Corre, l’un des pro­gram­ma­teurs d’Elek­tric Park, pour en savoir plus sur cette réu­nion cinq étoiles. 

 

Comment est venue l’idée de rassembler Etienne De Crécy, Bombass et DJ Falcon ?

C’é­tait assez naturel. Il y a un gros momen­tum autour de la French Touch en ce moment. L’année dernière, c’é­tait les 25 ans de l’album Pan­soul de Motor­bass ‑du duo Philippe Zdar et Eti­enne de Cré­cy. Cette année on célèbre les 25 ans de Home­work de Daft Punk, l’année prochaine ça sera les 25 ans de “Music sounds bet­ter with you” de Star­dust avec Braxe et Thomas Ban­gal­ter, les 20 ans de Ed Banger. Elek­tric Park se veut la vit­rine de ce qui se fait ou s’est fait en élec­tro, aus­si bien actuelle­ment que des moments his­toriques. La French touch est à la base de pas mal de choses dans la musique élec­tro. Du coup il y avait un sens assez cool de pou­voir réu­nir ses trois légen­des ensem­ble. Et puis avec Elek­tric Park on aime bien pro­pos­er des b2b inédits, et là on a la chance d’avoir un b3b.

 

Etait-ce votre idée première d’organiser ce b3b ?

Ce sont trois artistes qui sont un peu hype et avec lesquels on s’entend bien. Il y avait un peu le côté Bom­bass, Eti­enne De Cre­cy au début. Déjà parce qu’ils sont très copains et puis parce qu’ils avaient fait une émis­sion sur Radio Nova qui avait été beau­coup relayée. Et puis en dis­cu­tant avec Eti­enne et Bom­bass, ils ont voulu élargir le pro­jet en invi­tant DJ Fal­con, pour ren­forcer le set. En fait c’est juste une his­toire de copains, comme la French Touch en vrai. On eu la chance que ce pro­jet colle dans leur cal­en­dri­er respec­tif. Et puis on a pu leur offrir un créneau qui avait pas mal de gueule, la clô­ture du fes­ti­val, sur la main stage. D’habitude on ter­mine autour de 20h, là on a pu repouss­er à 21h-21h30. Avec ce côté French Touch Leg­ends, un peu papas de la musique élec­tro, la mairie nous a rajouté une petite heure pour finir en beauté.

 

Est-ce que c’est la première fois qu’Elektric Park organise un b3b ?

De façon annon­cée, oui. Après il y a tou­jours des artistes qui invi­tent à l’im­pro­viste d’autres artistes sur scène. Donc il y a des sets qui se ter­mi­nent à qua­tre, six ou huit mains. Mais là en tête d’affiche, c’est vrai­ment la grosse sur­prise de cette édi­tion, sur laque­lle on a tra­vail­lé pen­dant un petit moment. On l’a annon­cée en dernier pour garder un peu la cerise sur le gâteau.

 

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On parle des 25 ans de la French touch, mais est-ce que ce b3b c’est aussi une façon pour Elektric Park de revenir en beauté après ces années marquées par la pandémie ?

On a fait une très belle édi­tion l’année dernière. C’était notre vraie édi­tion de reprise. On a la chance d’être un fes­ti­val qui se déroule en sep­tem­bre, donc con­traire­ment à d’autres évène­ments notre édi­tion 2021 a pu se dérouler en for­mat plein et nor­mal. Ce qui était quand même une chance. Il y avait 30 000 per­son­nes, pre­mière édi­tion sur deux jours. Mais là on est dans une année retour, car on joue avec les mêmes cartes que tout le monde. Donc il fal­lait com­pos­er des choses nou­velles et ambitieuses. Elek­tric Park se veut vrai­ment inter­na­tion­al en terme de ray­on­nement et c’était très com­pliqué de pou­voir inviter cer­tains artistes, et finalis­er le line-up parce que c’est Burn­ing Man aux États-Unis à ce moment là. Donc on a resser­ré notre objec­tif et on s’est con­cen­tré sur le local, qui colle à une volon­té d’être plus raison­nés en terme d’impact écologique. Il y a un tra­vail poli­tique et asso­ci­atif à men­er sur des années. C’est pour cela que le côté French touch nous a pété à la face. Il fal­lait absol­u­ment lui laiss­er une vit­rine. Je pense que ça répond à cette volon­té de défendre une scène locale, une scène qui peut venir en vélo.

 

À quoi on doit s’attendre pour cette clôture ?

En off, je sais que De Cre­cy, Bom­bass et DJ Fal­con vont faire un set un peu en copains. Je pense qu’ils veu­lent laiss­er pas mal de place à l’impro, qu’ils veu­lent garder cette énergie brute, un peu comme la French Touch. Avec les aléas de l’impro et je pense que c’est la meilleure façon dont ils peu­vent boss­er leur set. Trois copains qui jouent ensem­ble et vien­nent fêter ça. Elek­tric Park c’est une une grosse et belle fête ! Finale­ment le vrai objec­tif de tout ça, ça va être de se mar­rer. C’est un fes­ti­val décom­plexé, que j’aime bien décrire comme un immense bac à sable : plusieurs scènes, dif­férents styles, de l’électro, de l’EDM, de la hard­core, de la house sous toutes ses formes… et ça va dans tous les sens. Ça se ressent dans les gens et dans l’ambiance.

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