© Capture d'écran du Tiny Desk (Home) Concert de NPR

Cette session live d’Animal Collective, intimiste et habitée chez NPR

La musique organique d’Ani­mal Col­lec­tive s’in­vite au musée grâce au live Tiny Desk (Home) Con­cert de NPR. Un live intimiste qui met à l’hon­neur le dernier opus du groupe Time Skiffs.

Depuis vingt ans main­tenant, Ani­mal Col­lec­tive voy­age entre les gen­res et les sonorités — de l’indie à l’art pop, en pas­sant par le psy­chédélisme —  mais tou­jours de manière expéri­men­tale. Et en févri­er de cette année, le groupe nous offrait le mag­nifique Time Skiffs. Un album son­nant comme une aven­ture à tra­vers des bois enchan­tés. Un con­te sur­réal­iste, à la Max et les Max­i­mon­stres. On est envelop­pé par — ou on tripe sur, au choix —  des bruits de métal, des souf­fles étranges, des ruis­selle­ments d’eau, des xylo­phones et des claviers organiques. Un tra­vail des tex­tures bizarres qui rap­pelle en un sens celui de la gal­loise Cate Le Bon et son EP Here it comes again avec Group Lis­ten­ing. Et pour leur Tiny Desk (Home) Con­cert pour NPR — il était temps !-  Ani­mal Col­lec­tive a décidé de nous emmen­er, non pas dans les bois, mais dans le décors street-art et bruts du Musée d’art con­tem­po­rain du Mass­a­chu­setts (à décou­vrir ci-dessous).

 

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Un décor indus­triel qui tranche avec l’e­sprit de ce dernier opus. Cepen­dant l’é­trange n’est jamais loin puisque, à la manière d’une per­for­mance, leur presta­tion est accom­pa­g­née par les origamis d’un per­son­nage mys­térieux. Cape col­orée, vis­age bleu, il découpe du papi­er tout au long de ce live de quinze min­utes, où le quatuor inter­prète les titres “Drag­on Slay­er”, “Car Keys” de Time Skiffs et l’inédit “Kings Walk”. Si dans l’al­bum, “Drag­on Slay­er” et “Car Keys” sont deux titres dis­tincts, Ani­mal Col­lec­tive les joue ici comme en seul long morceau. Les chan­sons s’en­chainent sans qu’on ne s’en aperçoive. Enfin le set se con­clue par un titre que seuls les fans ayant assisté à un de leurs con­certs depuis 2019 con­nais­sent. En effet “Kings Walk” ne fig­ure sur aucun EP ou album : c’est une com­po­si­tion live presque a cap­pel­la tant l’in­stru­men­ta­tion est abstraite où les mem­bres se répon­dent, de cordes vocales à cordes vocales. Bref un live intimiste, organique et bizarre, à l’im­age du groupe. On a juste hâte de voir Deakin, Pan­da Bear, Avey Tare et Geol­o­gist les 12 et 24 novem­bre prochains, respec­tive­ment au Grand Mix à Tour­co­ing et au Tra­ben­do à Paris !

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