Chronique : Chloé — Live At Robert Johnson Vol.1

Le Robert John­son qui nous intéresse ici n’est pas “Leroy” du blues améri­cain, mais un petit et réputé club de Franc­fort qui lance sa pro­pre série de DJ-mixes. Pour ceux qui s’attendraient à de vieilles pépites de Walkin’ Blues, il fau­dra repass­er, car en con­fi­ant son pre­mier vol­ume live à Chloé, le Robert John­son fait plus dans la space house que dans Sun House. Pour autant, si des références comme Lar­ry Heard coulent de source, Chloé, comme à son habi­tude, joue d’abord la carte de l’ouverture. Démar­rage tout en coton “chew­ing pop” (Gudrun Gut), douceur, deep­ness, opi­um house et groove à deux de ten­sion…

Chloé livre un mix tout en nuance chaloupée, pro­gres­sion féline et sobriété, loin des sets tech­no dont elle est capa­ble en fes­ti­vals. Plus mar­ti­enne que mar­tiale, elle adapte le pro­pos à la taille du club (250 per­son­nes), ce qui rend des gens comme Kal­abrese, Shine­doe, SIS ou Vin­cen­zo fréquenta­bles dans votre salon. Comme dirait Sev­en­teen Ever­green, “Music Is The Wine”, et le tal­ent de Chloé fait l’ivresse d’une bonne transe à la mai­son. (Stéphanie Lopez)

Live At Robert John­son Vol.1 (Live At Robert Johnson/Modulor)

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