Chronique et écoute : Mountains of Madness de Maestro

Chronique extraite de notre mag­a­zine numéro 80, actuelle­ment en kiosque. 

Voici un disque qui devrait réveiller une scène électro‐pop française mori­bonde. Avec ses emprunts ryth­miques entê­tants faits du côté de la tech­no, ses syn­thés acid et ses ful­gu­rances noise (encore trop rares), Mae­stro con­stitue une des rares bonnes sur­pris­es de ce début d’année. For­mé en 2012, le duo a sor­ti deux EP et été remixé par Matias Aguayo et Krikor avant de s’attaquer à un long for­mat, chez Tiger­sushi. Mal­gré une voix lorgnant par­fois du côté de Bono, ce groupe franco‐écossais réus­sit là où se sont plan­tés les WhoMade­Who avec leur dernier album.

Le mélange des gen­res est ici poussé à son parox­ysme, il n’est pas inhab­ituel de crois­er une ryth­mique african­isante accom­pa­g­née d’un syn­thé basse directe­ment issu du post‐punk. Tou­jours joyeuses, les mélodies don­nent une saveur par­ti­c­ulière aux morceaux, décu­plant l’impact de paroles par­fois som­bres. Tan­tôt hyp­no­tique, tan­tôt rêveur mais tou­jours impec­ca­ble­ment ryth­mé, Mae­stro con­stitue un intéres­sant pro­jet trans­genre.

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