Chronique: Green Velvet — Unshakable

Avec près d’un quart de siè­cle de car­rière au comp­teur, Cur­tis Jones (Green Vel­vet, Cajmere) fait désor­mais par­tie des glo­rieux vétérans de la scène élec­tron­ique. Le pro­duc­teur chicagoan avait quelque peu dis­paru de nos radars. Per­sévérant, il effectue aujourd’hui un joli come-back avec même un petit hit cet été : “Big­ger Than Prince”, remixé par l’Anglais Hot Since 82. Car la nou­veauté avec le Green Vel­vet 2013, c’est qu’il tra­vaille désor­mais qua­si sys­té­ma­tique­ment en col­lab­o­ra­tion. Ain­si la total­ité des titres d’Unshak­able ont été réal­isés avec d’autres, offrant une para­doxale diver­sité à ce pre­mier album ressem­blant plus à une col­lec­tion de tracks tech-house des­tinés aux pistes de danse. Mal­gré les vocaux ludiques, entê­tants et inim­ita­bles de Vel­vet, une las­si­tude s’installe ain­si à l’écoute in exten­so d’un disque qui pêche par manque de res­pi­ra­tion. Les DJ’s y trou­veront néan­moins leur compte notam­ment avec “Robots” et son thème kraftwerkien sur­prise en milieu de piste, “Par­adise” et sa ligne de basse acid ou encore le tech­no qua­si rave “Free Your­self” avec Phil Kier­an. La crête verte de Cur­tis Jones bouge encore. Un peu. (Nico­las Bres­son)

Unshak­able (Relief)

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