Chronique : Midnight Juggernauts — Uncanny Valley

S’agit-il de l’influence aborigène et de la fan­tas­tique idée du temps du rêve ou sont-ce les dômes étoilés s’étirant au-dessus de l’infini des plaines aus­trali­ennes ? Nous l’ignorons exacte­ment mais une chose est indé­ni­able : les Mid­night Jug­ger­nauts prof­i­tent d’une ape­san­teur qui leur appar­tient tout à fait. Le trio de Mel­bourne réitère pour une très belle troisième fois le tra­vail du long for­mat avec un Uncan­ny Val­ley irréprochable, beauté d’une étoile dis­coïde ? C’est Hansel et Gre­tel ver­sion Soy­ouz façon­née en cachetons d’ecstas. Une livrai­son pop de qual­ité avec un son à la croisée du krautrock, des Bea­t­les, d’une antique science-fiction, d’une disco-house de sable fin avec vue sur Jupiter. Au pays des licornes et des arcs-en-ciel, nos trois Aus­traliens sont perçus comme la sainte Trinité. La musique est bonne, et le par­fait cal­i­brage des morceaux n’empêche pas une réelle inven­tiv­ité induisant des arrange­ments qui savent sur­pren­dre, tout en demeu­rant uni­verselle­ment con­fort­a­bles. Jolie pépite. (Clé­ment Fab­re)

Uncan­ny Val­ley (Record Makers/La Baleine)

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