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23 août 2012

Chronique : OrelSan – Perdu d’Avance

par rédaction Tsugi

Précédé d’un buzz massif sur le Net, chouchouté par des médias prêts à troquer les œuvres complètes d’Abd Al Malik contre un seul de ses couplets, Orelsan déboule en force dans l’organigramme du rap français. Un presque paradoxe pour cet ado de 25 ans qui passe le clair de son premier album à se tirer des balles dans le pied : rappeur à la petite semaine, dragueur calamiteux, cancre défoncé au whisky-coca et aux jeux vidéo, Orelsan balance sa routine de mec désespérément moyen avec un sens de la formule ravageur. “Plus proche de la blague de cul que de l’art de rue”, il se révèle drôle et percutant. Bien décidé à aller de MySpace à Skyrock, il se confectionne avec son producteur Skread un album sur mesure à coups de refrains entêtants et de productions tout public.

Pari gagné : Perdu d’avance fonctionne comme le portrait d’une génération qui s’ennuie à mourir sur MSN, tout en révélant chez Orelsan une personnalité vraiment attachante. Il reste maintenant à savoir si, à l’avenir, sa vie d’artiste l’inspirera autant que la “no life” qu’il va devoir laisser derrière lui. (Jean-Baptiste Vieille)

Perdu d’avance (7th Magnitude/3eme Bureau/Wagram)

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