A la PEW 2018 - Crédit : Max Pillet

Cinq conférences à ne pas manquer à la Paris Electronic Week

La Paris Elec­tron­ic Week (PEW), c’est le meilleur moyen de se cul­tiv­er sur le monde des musiques élec­tron­iques avec des inter­venants de qual­ité. Ça se passe du 25 au 27 sep­tem­bre à la Gaîté Lyrique. Des soirées et per­for­mances sont prévues dans d’autres lieux parte­naires jusqu’au 29 sep­tem­bre. En atten­dant, on vous a pré­paré un Top 5 des con­férences de la PEW à ne pas man­quer.

Équilibrer la diversité et l’inclusion dans l’industrie musicale

Pour cer­tains, ce sujet peut sem­bler anec­do­tique, et pour­tant il ne l’est pas. Preuves à l’ap­pui : en 2017, les femmes ne représen­taient que 26% de la pro­gram­ma­tion des fes­ti­vals bri­tan­niques selon les don­nées de la fon­da­tion PRS. En ce qui con­cerne la diver­sité eth­nique, les chiffres n’ex­is­tent même pas, c’est dire. C’est assez ironique puisque la house et la tech­no ont vu le jour dans des milieux défa­vorisés et afro-américains. Le jeu­di 26 sep­tem­bre, de 14h15 à 15h15, trois inter­venants expli­queront la néces­sité de diver­sité et d’in­clu­sion dans le milieu. Par­mi eux, on écoutera Rosie Turn­er, co-fondatrice d’In Cho­rus, Mar­i­ana San­chotene, au nom de l’ADE, et Jérôme Wurtz, organ­isa­teur des soirées OTTO10.

Vers une Afrique électronique

Ani­mée par Camille Lhom­meau pour Kaani, qui promeut les tal­ents d’Afrique de l’Ouest, et le média Pan African Music, cette con­férence compte bien mon­tr­er que la scène africaine élec­tron­ique prend de l’im­por­tance depuis plus d’une dizaine d’an­nées notam­ment au Con­go, au Nige­ria, en Ougan­da. Pourquoi il ne faut pas man­quer cette con­férence ? Pour en appren­dre encore plus sur la richesse musi­cale de ce con­ti­nent et ses par­tic­u­lar­ités. Cette dis­cus­sion a lieu le 27 sep­tem­bre et fait par­tie du focus sur l’Afrique de la Paris Elec­tron­ic Week.

Paris Electronic Week 2018

Paris Elec­tron­ic Week 2018. Crédit pho­to : Max Pil­let

Focus sur la santé mentale des artistes

La san­té men­tale dans l’in­dus­trie musi­cale, c’est un peu le sujet tabou du milieu. Quand on pense au Club des 27, au sui­cide d’Avicii ou encore aux pro­pos de Carl Cox ou Lau­rent Gar­nier dans le doc­u­men­taire Why we DJ sur les incon­vénients du méti­er, la ques­tion de la san­té men­tale des artistes doit se pos­er. En effet, selon un sondage mené par l’université de West­min­ster et pub­lié par l’association Help Musi­cians UK, sept musi­ciens sur dix avouent souf­frir de dépres­sion et de crises d’angoisse. Les langues com­men­cent à se déli­er à ce sujet, et c’est tant mieux pour les artistes. La PEW donne la parole à AZF, DJ Mag, Ari­ane Paras, coach de vie, ain­si qu’à un col­lec­tif de thérapeutes de l’in­dus­trie musi­cale, le 25 sep­tem­bre à 17h15.

La fête de demain devient une exposition immersive

Si les musiques élec­tron­iques sont syn­onymes de fêtes, leur démoc­ra­ti­sa­tion (et insti­tu­tion­nal­i­sa­tion) a per­mis d’en faire un art à part entière grâce aux mélanges entre son et image via le VJing ou les divers­es instal­la­tions scéno­graphiques. La fameuse pyra­mide des Daft Punk pour la tournée “Alive 2007” avait impres­sion­né à l’époque. Désor­mais, les artistes sont atten­dus pour délivr­er de nou­velles expéri­ences immer­sives sonores et visuelles. Pour en par­ler, Mat­tias Stae­lens de Horst Fes­ti­val, le jour­nal­iste Jean-Yves Leloup et l’artiste Marc Ippon de Ron­da.

Comment allier scène émergente et headliners ?

Le casse-tête des pro­gram­ma­teurs de fes­ti­vals, c’est de pro­pos­er un line-up cohérent avec des têtes d’af­fich­es pour attir­er le pub­lic sans oubli­er les artistes émer­gents et locaux. La mul­ti­pli­ca­tion des événe­ments élec­tron­iques ces dernières années rend la tâche d’au­tant plus dif­fi­cile. En 2014, on comp­tait 2 281 événe­ments élec­tron­iques en France con­tre 8 030 en 2017 selon une étude pub­liée par Shot­gun et Technopol l’an­née dernière. D’où l’im­por­tance de se démar­quer par sa pro­gram­ma­tion. Qui de mieux pour en par­ler que Benoît Rousseau, directeur des pro­grammes de la Gaîté Lyrique, Brice Coud­ert de l’a­gence Surpr!ze, Pierre-Marie Ouil­lon, directeur artis­tique des Nuits Sonores, et Julien Pradey­rol aka Teki Latex ? Ça se déroule le 25 sep­tem­bre à 15h45.

Paris Electronic Week 2018.

Paris Elec­tron­ic Week 2018. Crédit pho­to : Romain Guédé

Les autres conférences à voir à la Paris Electronic Week :

Pas de répit, on vous a listé les autres con­férences et ate­liers à voir pen­dant cette semaine passée sous le signe des musiques élec­tron­iques, retrou­vez le pro­gramme détail­lé ici.

  • De pro­duc­trice à label man­ag­er, le 26 sep­tem­bre à 15h45.
  • Les per­for­mances audio­vi­suelles et la scéno­gra­phie au coeur de la fête, le 25 sep­tem­bre à 17h45.
  • 24 heures dans la vie d’un book­er, le 25 sep­tem­bre à 18h15.
  • Nou­veau site Shot­gun : l’ex­péri­ence dig­i­tale vidéo au coeur de la décou­verte d’événe­ments, le 25 sep­tem­bre.
  • Qu’est-ce que le Burn­ing Man ? le 26 sep­tem­bre à 18h45.

Afin d’a­cheter vos places pour la Paris Elec­tron­ic Week, ça se passe ici.

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