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@ Les Éclaireurs de CANAL+
21 novembre 2023

Ce collectif de DJs organise des sessions techno en EHPAD

par Sasha Abgral

Un récent reportage des éclaireurs de Canal Plus met en lumière une initiative d’initiation au monde des musiques électroniques dans un EHPAD d’Auxerre. Les murs blancs des bâtiments d’EHPAD cachent bien des couleurs…

«  »Qu’est-ce que vous avez préféré vous ? » « L’hardcore. Ça met l’ambiance pour aller danser. Je suis prêt pour aller au bal, là«  ». Et oui, ces quelques mots d’un résidant d’un EHPAD d’Auxerre donnent la banane. Au sein d’un environnement relativement victime des préjugés, un mouvement s’est créé, symbole de « bienveillance« , de « curiosité« , de « tendresse » et de « culture« . À l’initiative de David et Patricia, tous deux animateur.rices à la maison départementale de retraite d’Auxerre, l’ouverture des portes aux DJs rencontre un joli succès, à en voir les images reportées par Les Éclaireurs, « média des initiatives positives » de CANAL+.

 

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L’objectif parait fou pour l’échantillon d’individus concernés, mais est plutôt simple : faire danser papy et mamie dans un environnement qui ne se prête pas toujours à l’amusement. Pour ce faire, le duo d’animateur.rices bénéficie de l’aide du collectif Risk Party, dans le cadre du projet PiXMiX : un programme de découverte des musiques électroniques à travers des ateliers, à la base destiné aux enfants et adolescents. Alors le paradoxe est plutôt remarquable, même si les méthodes d’apprentissage ne semblent pas déranger les seniors, bien au contraire.

« Le but, c’est de faire découvrir les musiques électroniques dans toute leur diversité » raconte Marion, chargée d’actions culturelles pour le Silex d’Auxerre. Au programme de Nicolas et Luc, deux DJs de Risk Party : découverte des termes et des sous-genres, ainsi que des démonstrations d’instruments. On y aborde les BPM (battements par minute), ainsi que la house music ou le hardcore. N’oublions surtout pas la transe, qui semble être LE sous-genre favori d’une petite masse allant de « 60 à 100 ans« . On garde le rythme.

Ce retour direct aux années 1990, qualifié par un résident de « génération perdue » dans le reel des Éclaireurs, n’en est pas vraiment un. En effet, Nicolas y explique également la proximité parfois insoupçonnée que les seniors peuvent avoir avec les musiques électroniques, notamment via leurs postes de télévision. Subtil contrepied.

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