Coup de pouce : Celeste

Par­fois on tombe dans nos mails sur un morceau, un clip ou un artiste qui nous colle à notre chaise. Alors on en par­le, tout sim­ple­ment, comme ici avec Celeste. Ce sont les  “coups de pouces” de la rédac’.

Com­ment faire aimer la soul à ceux qui n’ai­ment pas la soul ? Celeste a peut-être une par­tie de la réponse. La jeune artiste de Brighton pour­rait en effet facile­ment faire suc­comber bon nom­bre de réfrac­taires à ce style grâce à sa sim­ple voix. Chaude, pro­fonde et par­fois un peu écorchée, celle-ci cristallise une mélan­col­ie intense avec un naturel désar­mant. Si on ignore encore le secret de la chanteuse, on ne peut qu’ad­mir­er sa maîtrise du vibra­to ou la puis­sance de son tim­bre — qui lui ont valu quelques com­para­isons avec Amy Wine­house.

D’ailleurs son tal­ent a été remar­qué dès son plus jeune âge. Alors qu’elle a tout juste seize ans, l’un de ses morceaux mis en ligne sur inter­net tombe dans l’or­eille de son futur man­ag­er qui l’incite à se pro­fes­sion­nalis­er. Des années plus tard, Annie Mac décide de jouer sa musique dans son émis­sion New Names sur BBC Radio 1. Aujour­d’hui, ses derniers clips cumu­lent des cen­taines de mil­liers de vues et Jor­ja Smith n’hésite pas à lui affich­er son sou­tien.

Côté sor­ties, Celeste est d’abord passée par Bank Hol­i­day, le label de Lily Allen. Elle a depuis changé de mai­son de dis­ques et a signé sur Mer­cury pour son dernier EP, pub­lié en mars dernier. Inti­t­ulé Late­ly, ce maxi est une bonne porte d’en­trée dans son univers et per­met de décou­vrir toute l’é­ten­due de sa palette vocale. Sur des instru­men­taux de jazz sobres et min­i­mal­istes, la chanteuse rend hom­mage aux légen­des de la soul qui ont bercé son enfance comme Aretha Franklin. Espérons main­tenant que son suc­cès ne soit pas aus­si tardif que le sous-entend le titre de son EP.

Et si vous êtes plutôt Spo­ti­fy :

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