Coup de pouce : Moondrive

Par­fois, on tombe dans nos mails ou totale­ment par hasard sur un morceau, un artiste ou un clip qui nous colle à notre chaise. Alors on en par­le, tout sim­ple­ment. Ce sont les “coups de pouce” de la rédac’.

Jusqu’à aujour­d’hui, il était dif­fi­cile de trou­ver des infor­ma­tions dans l’im­men­sité d’in­ter­net sur le pro­jet solo d’E­manuele Cicer­chia, Moon­drive. Seuls trois morceaux sont présents sur le compte Sound­cloud du groupe, “Par­tic­u­lar”, “Last Minute Of The Last Day” et “Samu­rai”, postés il y a trois ans. Et déjà, on pou­vait s’é­mou­voir face à ce rock psy­chédélique lan­goureux prop­ice à la relax­ation allongé dans l’herbe. À l’é­coute, ces pre­miers morceaux ren­voient aus­si bien à Pink Floyd, Allah-Las, Tame Impala ou encore Sig­ur Rós (pour les choeurs envoû­tants).

En trois années, Emanuele Cicer­chia a donc eu le temps de mûrir son pre­mier album éponyme, entière­ment auto-produit, qui vient de sor­tir aujour­d’hui en dig­i­tal. Entre pop, shoegaze, rock psy­chédélique et expéri­men­ta­tions élec­tron­iques, les onze morceaux trans­portent pais­i­ble­ment l’au­di­teur à tra­vers plusieurs épo­ques, sans s’an­cr­er dans un genre pré­cis. Sans pour autant se ressem­bler, chaque titre reste lent et pro­gres­sif. Les instru­ments appa­rais­sent sage­ment cha­cun leur tour, s’en­tremêlant au rythme de la bat­terie pour fusion­ner sur des dénoue­ments épiques et atmo­sphériques, faisant ressen­tir une cer­taine nos­tal­gie heureuse, ou triste selon l’humeur. Reste à savoir si l’artiste ital­ien con­tin­uera sa lancée dans ce large mélange indéfi­ni, ou pro­longera ses expéri­men­ta­tions vers d’autres hori­zons.

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