Coup de pouce : Zalfa

Par­fois on tombe dans nos mails sur un morceau, un clip ou un artiste qui nous colle à notre chaise. Alors on en par­le, tout sim­ple­ment, comme ici avec Zal­fa. Ce sont les “coups de pouce” de la rédac’.

Fascinés par le folk­lore et la musique syri­enne ? Zal­fa vous séduira le temps d’un morceau. Cette jeune autrice-compositrice franco-syrienne a dévoilé le 17 mai dernier son tout pre­mier album, Fi dam, enreg­istré et pro­duit à Bey­routh. A la pro­duc­tion, on retrou­ve Marc Cod­si, l’une des fig­ures de l’un­der­ground libanais.

Fi dam incar­ne un pre­mier album ambitieux et ambiva­lent. Tout d’abord, du fait des chants de Zal­fa, qui se font tout autant en anglais qu’en arabe — une langue défini­tive­ment faite pour être chan­tée. Dès “Ma Sar”, immer­sion dans une pop mêlant inspi­ra­tions yé-yé et musique élec­tron­ique. Une for­mule qui prête au déhanché. D’autres morceaux se démar­quent du fait de leur aspect plus stel­laire, comme les très beaux “Fur­ther North” ou “Love­li­er Girls” au syn­thé très dreamy. Impos­si­ble de ne pas penser aux maîtres de la dream pop comme Air ou Beach House, aux côtés desquels la chanteuse se peut se hiss­er sans honte.

Fière de la poly­va­lence qui fait l’i­den­tité de son album, Zal­fa déclare : “Fi Dam a beau­coup de tex­tures qui se heur­tent et qui se reflè­tent aus­si. Des couch­es vaporeuses, aéri­ennes des choses plus tan­gi­bles, plus physiques. J’aime la dual­ité. L’important c’est qu’une chan­son n’impose pas une émo­tion uni­voque.”

Afin de décou­vrir quel genre d’é­mo­tions elle provo­quera en vous, écoutez dès à présent son pre­mier album : 

(Vis­ité 441 fois)