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23 mars 2022

De la MDMA pour soigner les troubles du stress post-traumatique

par Guillaume Monnier

Chaque année de nouvelles expériences sont menées pour tester l’usage de la MDMA dans un cadre médical. Récemment, une nouvelle réunion organisée par l’American Chemical Society conforte l’idée qu’une utilisation raisonnée de la molécule dans un cadre médical est possible. Mieux encore, qu’il serait un véritable remède durable contre les troubles du stress post-traumatique. 

L’organisation new yorkaise Mind Medecine dévoilait l’année passée des données scientifiques encourageant l’usage de la MDMA, la molécule à la base de l’ecstasy dans le cadre de traitement de troubles du stress post-traumatique. Un an plus tard, ces travaux ont refait surface lors d’une réunion menée par l’American Chemical Society. L’entreprise spécialiste de la recherche chimique aux États-Unis démontrait que les thérapies couplées à une prise de MDMA personnalisée et adaptée étaient davantage efficaces à court et long terme que la thérapie mobilisant seulement la parole. D’ailleurs, les témoignages recueillis des patients appuie ce constat. Certains déclaraient se sentir mieux plusieurs mois suivants la thérapie couplée à la prise de la molécule. « La MDMA est intéressante parce que c’est un empathogène… Elle provoque la libération d’ocytocine dans le cerveau, ce qui crée des sentiments de confiance et de proximité qui peuvent vraiment utile dans un cadre thérapeutique », témoigne la neuroscientifique Jennifer Mitchell de l’Université de Californie à San Francisco.

 

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Aucun des patients n’a montré de dépendance à la substance chimique suite à l’expérience. Un nouvel argument qui va dans le sens de la politique de libéralisation des stupéfiants menée aux États-Unis. Si les résultats continuent d’être positifs, le traitement assisté par MDMA pourrait être autorisé par l’administration en charge de la législation des denrées alimentaires et des médicaments, la FDA dès la fin de l’année prochaine. En attendant, d’autres essais seront menés d’ici 2023 aux États-Unis. Et en France ?

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