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De la MDMA pour soigner les troubles du stress post-traumatique

Chaque année de nou­velles expéri­ences sont menées pour tester l’usage de la MDMA dans un cadre médi­cal. Récem­ment, une nou­velle réu­nion organ­isée par l’Amer­i­can Chem­i­cal Soci­ety con­forte l’idée qu’une util­i­sa­tion raison­née de la molécule dans un cadre médi­cal est pos­si­ble. Mieux encore, qu’il serait un véri­ta­ble remède durable con­tre les trou­bles du stress post-traumatique. 

L’or­gan­i­sa­tion new yorkaise Mind Medecine dévoilait l’an­née passée des don­nées sci­en­tifiques encour­ageant l’usage de la MDMA, la molécule à la base de l’ec­sta­sy dans le cadre de traite­ment de trou­bles du stress post-traumatique. Un an plus tard, ces travaux ont refait sur­face lors d’une réu­nion menée par l’Amer­i­can Chem­i­cal Soci­ety. L’en­tre­prise spé­cial­iste de la recherche chim­ique aux États-Unis démon­trait que les thérapies cou­plées à une prise de MDMA per­son­nal­isée et adap­tée étaient davan­tage effi­caces à court et long terme que la thérapie mobil­isant seule­ment la parole. D’ailleurs, les témoignages recueil­lis des patients appuie ce con­stat. Cer­tains déclaraient se sen­tir mieux plusieurs mois suiv­ants la thérapie cou­plée à la prise de la molécule. “La MDMA est intéres­sante parce que c’est un empathogène… Elle provoque la libéra­tion d’o­cy­tocine dans le cerveau, ce qui crée des sen­ti­ments de con­fi­ance et de prox­im­ité qui peu­vent vrai­ment utile dans un cadre thérapeu­tique”, témoigne la neu­ro­sci­en­tifique Jen­nifer Mitchell de l’U­ni­ver­sité de Cal­i­fornie à San Francisco.

 

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Aucun des patients n’a mon­tré de dépen­dance à la sub­stance chim­ique suite à l’ex­péri­ence. Un nou­v­el argu­ment qui va dans le sens de la poli­tique de libéral­i­sa­tion des stupé­fi­ants menée aux États-Unis. Si les résul­tats con­tin­u­ent d’être posi­tifs, le traite­ment assisté par MDMA pour­rait être autorisé par l’ad­min­is­tra­tion en charge de la lég­is­la­tion des den­rées ali­men­taires et des médica­ments, la FDA dès la fin de l’an­née prochaine. En atten­dant, d’autres essais seront menés d’i­ci 2023 aux États-Unis. Et en France ?

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