© ecoute chérie for Lewis OfMan /Tom Mitchell/ Colin Solal Cardo

Dix artistes à découvrir / à voir absolument à Rock en Seine

Après deux ans d’ab­sence pour cause de pandémie mon­di­ale, le fes­ti­val Rock en Seine a vu les choses en grand. Cinq jours de fes­ti­val à la place de trois : les 25, 26, 27, 28 et 30 août. Et une pro­gram­ma­tion XXL, quatre-vingt-dix artistes à l’af­fiche. Nor­mal donc d’avoir vu flou lorsque Rock en Seine a sor­ti sa grille de pro­gram­ma­tion. Où don­ner de la tête ? Voici une petite sélec­tion de dix artistes.

On va bien évidem­ment se ruer aux con­certs des têtes d’af­fiche comme Arc­tic Mon­keys — dont le nou­v­el album AM7 se fait de plus en plus atten­dre — Kraftwerk, Nick Cave and The Bad Seeds, Tame Impala, The Blaze, Parcels, La Femme ou encore Jamie XX. Mais que voir après ? Ou plutôt que décou­vrir, au-delà des pas­sages atten­dus ? Voici une petite sélec­tion de 10 artistes aux­quels on vous con­seille de jeter un oeil, ou plutôt une oreille.

Los Bitchos

Orig­i­naires d’U­ruguay, d’Aus­tralie, d’An­gleterre et de Suède, les qua­tre mem­bres de Los Bitchos mêlent les influ­ences de partout et de nulle part mais surtout la cumbia et du rock psy­chédélique 70’s. En févri­er dernier, elles sor­taient leur pre­mier album tout en instru­men­tal, inti­t­ulé sobre­ment Let the Fes­tiv­i­ties Begin! Un album défini­tive­ment joyeux pro­duit par Alex Kapra­nos de Franz Fer­di­nand dans lequel on peut les enten­dre crier comme lors d’une quinceañera.

Crys­tal Murray 

Envie d’être enchan­tée par de la soul/r&b 2.0, avec la bonne dose de sel ? Voilà la franco-américaine Crys­tal Mur­ray. Depuis 2019 elle ne fait qu’af­firmer son style. Elle s’est faite con­naître — en dehors du Guc­ci Gang, ce groupe de jeunes parisi­ennes fash­ion, que tous·tes les accro à Insta­gram con­nais­sent prob­a­ble­ment — avec le sin­gle envoutant et léger “After Ten”. Depuis, avec son mini-album Twist­ed Bases sor­ti en févri­er, Mur­ray s’est dirigée vers des sonorités plus agres­sives, emprun­tant aux beats afro, à la trap, à l’élec­tro et au r&b des années 2000.

Faux Real

Impos­si­ble de pass­er à côté du con­cert des deux frères franco-américains de Faux Real. Déjà friands de clips aux choré­gra­phies étranges et ridicules, leur show n’est qu’une immense fête où s’en­chainent les dans­es Arte. Il faut dire que leurs com­po­si­tion indie-pop-psyché s’y prête.

Ottis Coeur


On vous dis­ait déjà ô com­bi­en on aimait le duo dans notre inter­view ici. Logique donc que le duo français et leur rock aux gui­tares lour­des, en Français dans le texte, fasse par­tie des artistes qu’on a TRÈS hâte de voir.  Et puis avec un EP en pré­pa­ra­tion, ces “deux filles qui chantent fort” comme elles le dis­ent, il y a de fortes chances de décou­vrir de nou­veaux titres lors de leur prestation.

 

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Dehd

Pourquoi avoir pro­gram­mé Dehd en même temps qu’Arc­tic Mon­keys ? Pourquoi ? Sûre­ment pour don­ner la pos­si­bil­ité aux ago­ra­phobes d’éviter la foule extrême qui s’ag­glu­tin­era devant la grande scène. Et ils auront peut-être rai­son. Le trio orig­i­naire de Chica­go pro­pose un surf rock aérien et punk, que la voix érail­lée de leur chanteuse Emi­ly Kempf vient transcender.

Squid


Nos chou­c­hous per­son­nels, qui eux aus­si vivent une véri­ta­ble injus­tice : jouer en même temps que Kraftwerk… Si vous êtes plus team décou­vertes que légen­des vivantes, on vous con­seille forte­ment leur con­cert à la fois expéri­men­tal, post-punk, jazz. À la fois réglé comme une boîte à musique et à la fois rem­pli d’im­pro­vi­sa­tions de claviers et de cuiv­res. Car c’est tout cela, la musique de Squid.

Bryan’s Magic Tears


Cela fai­sait longtemps que vous cher­chiez un groupe shoegaze français ? Ne chercher plus. les cinq mem­bres de Bryan’s Mag­ic Tears, nous envoû­tent avec leurs gui­tares façon 90’s. Leur titre “Sad Toys” nous ren­voie autant à “How soon is now” de The Smiths, Cocteau Twins et my bloody valen­tine. Un cock­tail, par­fait pour les indie kids nos­tal­giques d’une époque fan­tas­mée. Mais aus­si pour remuer la tête et vers­er une petite larme en concert.

HSRS


Fini le rock ! HSRS — traduisez High Self Reset Sys­tem — nous envoûte par de l’indie pop étrange et déstruc­turé. Pro­duc­trice, musi­ci­enne, chanteuse et com­positrice, HSRS mêle dans ses titres les influ­ences pop, jazz et élec­tron­ique. On se balade entre Björk, Con­nan Mock­assin, King Krule, Solange ou encore Radio­head. La pop devient ter­rain d’expérimentations.

Lewis OfMan

Parce qu’on aime avoir la banane et se déhanch­er, on vous con­seille d’aller voir le set du solaire producteur-compositeur Lewis OfMan. On avait d’ailleurs chroniqué son pre­mier album élec­tro funky Son­ic Poems dans lequel se trou­ve le hit disco-house “Atti­tude”, repris partout en télé dès qu’il fal­lait un jin­gle accrocheur-stylé-défilédemode. Récem­ment Lewis OfMan a effec­tué un tour­nant UK garage avec le titre “Nails Match­ing My Fit” en fea­tur­ing avec Shanae. Un morceau dont on a par­ti­c­ulière­ment hâte d’en­ten­dre reten­tir les bass­es en live !

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