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Dix bonnes raisons d’être allé au Peacock Society

La sep­tième édi­tion esti­vale de The Pea­cock Soci­ety a eu lieu les 6 et 7 juil­let au Parc Flo­ral de Paris. Le fes­ti­val accueille en moyenne 25 000 fes­ti­va­liers et ce, tou­jours dans de bonnes con­di­tions avec un line-up qui vaut le détour. On a listé pour vous ce qu’il ne fal­lait pas man­quer lors de cette édi­tion.

Le live de Jon Hopkins

Avec la tech­no aéri­enne de Jon Hop­kins, on s’attend tou­jours à décoller. Et ça n’a pas man­qué. Same­di soir, de minu­it à 1h, le live du pro­duc­teur anglais était pour le moins euphorique. Il suf­fit de lui, ses machines, deux danseuses qui jouent avec les lumières, des mon­tées sans égal, un clos­ing épique par le remix d’ANNA de Sin­gu­lar­i­ty. Bref tous les ingré­di­ents étaient réu­nis pour un live réus­si.

Live Jon Hopkins

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La venue d’Octavian dans un festival full techno/house

On a vu le line-up du Pea­cock Soci­ety, on a lu Octa­vian, on a pas com­pris, mais on a grande­ment appré­cié le geste. Le rappeur franco-britannique de 23 ans a don­né un con­cert court mais intense sur la scène Club. Octa­vian n’a pas arrêté de déclar­er sa flamme au pub­lic avec ses “Paris je t’aime”. Puis il a vrai­ment mis le feu à la salle en mon­tant sur les enceintes. Pour finir, l’artiste a demandé au pub­lic de faire un cer­cle (mal­gré la petite taille de la salle) pour “pogot­er” sur son hit Bet en fea­tur­ing avec Skep­ta et Michael Phan­tom.

Les god(desse)s de la house

Hon­ey Dijon, The Black Madon­na, Motor City Drum Ensem­ble… Ce trio gag­nant est prob­a­ble­ment celui qui nous a fait le plus danser, et presque comme John Tra­vol­ta dans Sat­ur­day Night Fever. A eux qua­tre, ils ont investi 5h30 de l’espace-temps du fes­ti­val. Et ils l’ont bien investi avec des hymnes tan­tôt dis­co, tan­tôt dance comme Hon­ey Dijon qui a fini son set sur Gyp­sy Woman de Crys­tal Waters. C’est par­ti pour avoir la musique en tête toute la journée. De rien.

La techno qui te fait transpirer jusqu’à l’aube

On s’est telle­ment lais­sé emporter la house qu’on en avait presque oublié la tech­no. Bon, ok on exagère. Com­ment oubli­er la présence des pères fon­da­teurs de la tech­no comme Der­rick May, ou celle de Robert Hood, l’un des créa­teurs d’Under­ground Resis­tance ? Les deux jouent en fin de soirée parce qu’il est clair qu’écouter des sets aus­si énervés à 20h n’aurait pas la même saveur. Il en est de même pour Char­lotte de Witte qui a clô­turé en beauté la Square­house ven­dre­di à 5h30.

Les découvertes à 3h du matin

Avant même de venir au Pea­cock Soci­ety, la rédac­tion avait ren­con­tré ceux qui n’atteignent pas encore le haut de l’affiche mais qui la squat­tent quand même : Emma DJ, Toma Kami, Okto­ber Lieber ou encore Jardin. Arrivés sur place, on a décou­vert encore d’autres artistes tels qu’Overmono. Pass­er après Hele­na Hauff en b2b avec DJ Stingray n’était pas une mince affaire. Pour­tant, les deux frères ont su s’imposer grâce à leur live tech­no où le hard­ware et le soft­ware cohab­itent et lais­sent place à l’improvisation. Une belle pépite anglaise under­ground.

L’engagement écolo du festival

Le Pea­cock Soci­ety a pris exem­ple sur son grand frère We Love Green. En plus de met­tre à dis­po­si­tion des toi­lettes sèch­es, des poubelles de tri et de con­sign­er tous les con­tenants (canettes, ver­res, bouteilles), le fes­ti­val tente d’éveiller la con­science écologique des artistes et des équipes tech­niques avec une poli­tique Dras­tic on plas­tic. Le Pea­cock leur a dis­tribué des gour­des pour éviter le sur­plus de bouteilles en plas­tique. Elles étaient égale­ment en vente sur le site pour les fes­ti­va­liers afin de les rem­plir aux bars à eau.
Aus­si, la restau­ra­tion était 100% végé­tari­enne. Comme nous, vous avez cer­taine­ment vu des per­son­nes dévor­er des hot dogs, mais la saucisse était veg­gie.

Les talks au pavillon Budx

On a assisté au talk “Le futur de la musique élec­tron­ique” avec le pro­duc­teur NSDOS. Surnom­mé le savant fou ou encore le hackeur de la tech­no, NSDOS a créé son pro­pre univers sonore grâce à ses machines hybrides fab­riquées par lui-même à base de vieilles cartes sons et de bouts de Game­boy. Pour lui, il n’y a pas à avoir peur des machines. Il faut s’attarder dessus pour mieux les com­pren­dre. Le pro­duc­teur pense qu’il est impens­able de laiss­er faire une intel­li­gence arti­fi­cielle créer un morceau. D’après ses dires, l’humain doit pou­voir con­trôler la machine, notam­ment en musique élec­tron­ique. Sinon, il suf­fit d’appuyer sur deux trois bou­tons et de répéter la for­mule qui car­tonne. Une méth­ode que NSDOS n’oserait jamais appli­quer.

Un écrin de verdure

Il fal­lait marcher un petit moment du métro jusqu’au Parc flo­ral de Paris, mais ça en valait la peine. Le lieu entouré de ver­dure donne l’impression d’être loin de la ville. L’espace était soigneuse­ment amé­nagé avec deux grandes ware­hous­es, une scène plus petite appelée Club, une ter­rasse avec des DJs de Rinse France pour chauf­fer les fes­ti­va­liers, un coin chill avec des transats et un espace bien-être avec ate­liers make-up, coif­fure et mas­sages. Tout ce qu’il faut pour se sen­tir bien. Dernier point impor­tant : les lieux étaient pro­pres.

Terrasse du Peacock Society Festival 2019

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L’after avec Marcel Dettmann

Pour les danseurs les plus aguer­ris qui ont réus­si à tenir les deux soirs et qui n’en ont jamais assez, il y avait une after le dimanche de midi à minu­it. Ca s’est passé à la Folie avec un invité de mar­que : Mar­cel Dettmann. On aurait bien aimé vous faire un compte ren­du de l’after mais c’était physique­ment impos­si­ble d’y aller.

Bonus : les massages gratuits

Dans l’espace bien-être, les étu­di­ants de l’école de chi­ro­prax­ie de Paris pro­po­saient des mas­sages gra­tu­its jusqu’à minu­it. Dom­mage, un mas­sage des pieds à 5h du matin n’aurait pas été de refus.

 

Meilleur moment
Le clos­ing de Jon Hop­kins qui nous a mis en transe.

Pire moment
Le mec lourd qui te demande trois fois ce que tu fais dans la vie parce qu’il a oublié 10 sec­on­des aupar­a­vant, le tout pen­dant le set de Robert Hood que tu as atten­du toute la soirée.

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