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Crédit photo : Mclmpht Fin
26 septembre 2019

Dream Nation 2019 : l’art du VJing au service des basses

par Claire Grazini

Pourquoi choisir entre la techno, la drum and bass, la trance et le hardcore quand on peut avoir les quatre ? On n’avait pas envie de se priver alors on est allé à Dream Nation le 21 septembre, avec 15 000 autres personnes. Sans regret. Ce festival rassemble les genres parmi les plus turbulents de la musique électronique sur quatre grandes scènes au sein des Docks de Paris à Aubervilliers.

Il est déjà 1h quand on arrive sur place, pile à l’heure pour Infected Mushroom. Après 23 ans d’activité, le duo israélien phare de la psytrance ne déçoit jamais. Le VJing sur mesure amplifie l’ambiance psychédélique de la salle. Sur ce point, c’est un sans faute pour Dream Nation, la scénographie impressionne. Que ce soient les lasers ultra puissants de la Bass Stage ou le défilé improbable des visages de Poutine, Macron, Merkel ou encore Trump, entourés d’un rongeur dérangeant pendant le live techno de Keith Carnal, il n’y a pas de place pour le doute : le visuel change la donne d’un set ou d’un live. Les motifs kaléidoscopiques de la scène Trance nous ont tellement pris aux tripes qu’on y a passé une bonne partie de la nuit. Les rythmes galopants y sont aussi pour beaucoup, il faut l’avouer.

Dans la lignée des shows rocambolesques, on retient également la performance d’un autre artiste israélien de psytrance, Bliss. Cet homme à la coupe mulet a la particularité de se la jouer rockstar sur le devant de la scène en dégainant sa guitare électrique en plein live. Normal. Dans le même genre mais sans instrument, il y a les MCs de la scène Bass qui n’arrêtent pas de chauffer la salle en fonction des artistes et comme d’habitude, détruisent les morceaux, notamment au passage de Delta Heavy. Un petit message pour eux : laissez-nous écouter tranquillement les drops violents de drum and bass. Heureusement que 12th Planet et Riot Ten ont rattrapé le coup par la suite, sans MCs. Pour finir en beauté, rendez-vous à la Techno Stage où la sobriété et la sombre personnalité de Johannes Heil règnent jusqu’à 7h du matin. Les vaillants iront en after à la Station jusqu’à 14h mais nos jambes ne suivent plus. A l’année prochaine Dream Nation.

Meilleur moment : Voir Bliss s’avancer sur la scène pour jouer quelques riffs de guitare électrique sur de la grosse psytrance.

Pire moment : Devoir subir la voix des MCs à la Bass Stage (sauf votre respect messieurs)

Dream Nation Designatic

La scène Trance / Crédit photo : Designatic

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