© Atiba Jefferson

Eat Men Eat”, le nouveau single de black midi entre acide gastrique et enfer

Acide gas­trique, enfer, fla­men­co. En atten­dant l’al­bum, black midi dévoile un nou­veau sin­gle “Eat Men Eat” et annonce une tournée européenne. 

La vision de l’enfer de black midi se pré­cise peu à peu. Les Bri­tan­niques dévoilent “Eat Men Eat”, nou­veau sin­gle de leur troisième album Hell­Fire prévu pour le 15 juil­let prochain. Et oui, chez black midi on ne chôme pas : on pond trois albums en l’espace de qua­tre ans seulement.

Comme à son habi­tude avec “Eat Men Eat”, black midi s’amuse des gen­res. Les mem­bres savent tout jouer et ne s’en privent pas. Com­posé par Cameron Pic­ton, “Eat Men Eat” a des influ­ences de fla­men­co. À l’écoute du titre, on a alors l’impression d’errer dans le désert espag­nol en quête d’un peu d’eau et de nour­ri­t­ure. Pour Cameron Pic­ton, l’histoire est tout autre et surtout beau­coup plus déjan­tée. Il décrit le morceau de la manière suivante :

L’his­toire com­mence dans le désert avec deux hommes cher­chant dés­espéré­ment leurs amis dis­parus. Leur quête les mène à une étrange instal­la­tion minière qui, mal­gré la pénurie de ressources naturelles dans la région, ouvre ses portes à des hôtes encore plus étranges pour les accueillir. 

Ce soir-là, sans aucun signe de leurs amis, un énorme fes­tin est organ­isé par le Cap­i­taine désagréable de la mine. Il fait un long dis­cours encour­ageant tout le monde à se faire plaisir, car ce sera la dernière nuit des tra­vailleurs avant de retourn­er dans leurs familles. Avec de bonnes raisons de se méfi­er, les pro­tag­o­nistes feignent la glou­ton­ner­ie et con­som­ment le moins pos­si­ble. Mal­heureuse­ment, comme ils le décou­vriront plus tard, ça sera pas suff­isant. La nuit tombe, ils se cachent et tan­dis que les ouvri­ers tombent dans le coma, les gar­di­ens, super­visés par le Cap­i­taine, se pré­par­ent à pom­per leurs estom­acs empoi­son­nés. Il s’avère que le but de la mine est de se pro­cur­er un excès d’acide gas­trique humain, util­isé dans la pro­duc­tion d’un vin rouge au sang cor­rompu, ven­du et aimé dans la région.

Après avoir décou­vert la con­spir­a­tion et réal­isé que leurs amis ont dis­paru depuis longtemps, les parte­naires déci­dent qu’ils doivent détru­ire l’in­stal­la­tion. Cepen­dant, l’un des hommes ressent les effets légers du poi­son et la pro­duc­tion d’acide dans son estom­ac s’emballe. Alors que sa poitrine se met lit­térale­ment à bouil­lon­ner, il fait ce qui pour­rait être ses derniers adieux à son parte­naire. L’autre homme doit alors faire le gros du tra­vail tout seul. Il y parvient et alors qu’ils s’en­fuient, bras dessus, bras dessous. Le Cap­i­taine démo­ni­aque sur­git des brais­es brûlantes, et mau­dit les deux hommes à l’en­fer des reflux acides pour le reste de leurs jours. Ils n’ont cepen­dant aucune rai­son de s’in­quiéter, car ils sont sûrs de ren­tr­er chez eux en héros. » 

On vous avait prévenu… c’est bien bar­ré. “Eat Men Eat”, n’est pas la seule sur­prise du jour que nous offre black midi. Le groupe a annon­cé dans la foulée les dates de sa tournée européenne à retrou­ver ici.

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