Apollo Noir en live à l'IRCAM le 24 septembre dernier

Écouter : l’acid sous ses formes les plus folles, dans cette compile de Santé Records

V/A San­té Frag­ile Vol.1, nou­velle com­pi­la­tion du label San­té Records sor­tie il y a quelques jours, ramène l’acid au cen­tre des préoc­cu­pa­tions des fon­da­teurs Apol­lo Noir et Botine. Une façon de mon­tr­er l’é­ten­due du spec­tre créatif de cette bande de bidouilleurs chevron­nés.

Crée il y a un an, le label San­té Records pos­sède une esthé­tique sin­gulière. Les créa­teurs Rémi (Apol­lo Noir) et  Clé­ment (Botine), bidouilleurs de syn­thés mod­u­laires et ado­ra­teurs de l’ex­per­i­men­tal, y voient un moyen de rassem­bler des artistes aux sonorités organiques, décousues et avant-gardistes. Glass, duo caen­nais qui a récem­ment gag­né sa carte de mem­bre des “artistes Tsu­gi à suiv­re” avait juste­ment sor­ti son EP L.U.C.A en avril dernier sur San­té Records. Aujour­d’hui, c’est l’acid qui est à l’hon­neur sur ce var­i­ous artists où l’on retrou­ve Glass, donc, Botine, mais aus­si la tal­entueuse Lyon­naise Tryphème, Peanuts, le déjà habitué de la scène Paulie Jan chez Tri­pal­i­um, ou encore un qui l’est beau­coup moins, l’artiste davan­tage con­nu pour son electro-pop Buvette.

Il s’ag­it de ren­con­tres faites sur le Web, de com­pagnons de teufs, ou de nerds bidouilleurs de syn­thés avec lesquels nous parta­geons un amour pour la mod­i­fi­ca­tion, ou la fab­ri­ca­tion d’in­stru­ments élec­tron­iques aux sonorités hors du com­mun.”

Santé Records

Art­work alter­natif du V/A San­té Frag­ile Vol.1

La pre­mière com­pi­la­tion d’un label est tou­jours l’occasion de faire le point. Quand tu regardes dans le rétro et que tu vois le chemin par­cou­ru, tu te dis quoi ?

Un an de bonne rigo­lade avec des musi­ciens devenus des amis. Que des pro­jets dont on est super fier, des kilo­mètres de saucis­son partagés et des hec­tolitres de bière engloutis. Aus­si, Rémi a appris à faire du vélo sans les petites roues, ce qui nous rem­pli de fierté !

Cette com­pi­la­tion fait la part belle à l’acid music. Pourquoi ce sous-genre là pré­cisé­ment, sachant que San­té Records est com­posé d’autres gen­res élec­tro ?

Cette com­pi­la­tion se veut juste­ment le lance­ment informel d’une série ori­en­tée acid/braindance, à l’ini­tia­tive de Clé­ment, la moitié acidulée du label. L’idée étant de met­tre en place des col­lab­o­ra­tions menant à de futures sor­ties dans cette veine.

Qui sont ces artistes pour toi et que représentent-ils sur cette scène ?

Il s’ag­it de ren­con­tres faites sur le Web, de com­pagnons de teufs, ou de nerds bidouilleurs de syn­thés avec lesquels nous parta­geons un amour pour la mod­i­fi­ca­tion, ou la fab­ri­ca­tion d’in­stru­ments élec­tron­iques aux sonorités hors du com­mun. Ils sont des col­lec­tion­neurs de syn­thé­tiseurs évolu­ant dans l’om­bre de leur home-studios, des fig­ures mon­tantes de la scène pop-indé, des labels man­agers ou des pro­duc­teurs tal­entueux. Ils représen­tent bien ce que l’on se fig­ure être nous-même chez San­té Records finale­ment. Je vous laisse juge de ce qu’ils représen­tent sur leurs scènes respec­tives. Mais pour nous, il s’ag­it avant tout de gens que l’on aime, que l’on souhaitait avoir auprès de nous sur un disque com­mun.

Après cette com­pi­la­tion, que vises-tu pour toi et le label ?

Clé­ment : Moins de keufs et plus de teufs ! J’e­spère aus­si un vol­ume 2 et les EPs qui vont avec pour gar­nir cette col­lec­tion « acid ».

Rémi : Plus de soirées oui, on en serait heureux, c’est évi­dent. Réus­sir à fab­ri­quer plus de mer­chan­dis­ing pour le label, comme des vinyles mais aus­si des objets plus inédits. On aimerait aus­si con­tin­uer à sor­tir la musique qu’on aime, en restant le plus indépen­dant pos­si­ble. Sinon, je sors mon troisième album fin novem­bre via le label Tiger­sushi tou­jours, mais avec San­té Records en plus his­toire de dou­bler le fun !

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