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En écoute : ce titre rock brûlant d’Anna Calvi pour Peaky Blinders

Après avoir com­posé la musique des deux dernières saisons, la chanteuse Anna Calvi entend bien pro­longer l’univers de Peaky Blind­ers. Ce 5 avril, elle annonçait ain­si la sor­tie d’un EP con­sacré au charis­ma­tique Tom­my Shel­by, avec un pre­mier titre incandescent.

La famille Shel­by reste présente. Alors que la série Peaky Blind­ers touche à sa fin (avant un futur au ciné­ma), sa musique con­tin­ue de réson­ner. Tout au long de ses six saisons, elle s’est démar­quée par ses choix musi­caux auda­cieux et exal­tants. Sur cette dernière sai­son, si Thom Yorke et Radio­head ont con­cen­tré l’at­ten­tion, c’est bien la chanteuse Anna Calvi qui était der­rière la musique orig­i­nale. Un poste qu’elle occu­pait déjà pour la cinquième sai­son. Et il faut croire que l’Anglaise est habitée par la série, puisqu’elle a annon­cé la sor­tie de Tom­my, un EP qua­tre titres à venir le 6 mai.

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Un pre­mier extrait, inti­t­ulé “Ain’t No Grave”, est déjà disponible. Et il con­firme que le choix de Calvi était par­fait. Avec sa basse obsé­dante, sa pro­duc­tion ten­due, ses per­cus­sions affolantes, il s’inscrit à la fois dans le style de la chanteuse et l’ambiance de la série. La voix pro­fonde, tan­tôt chu­chotée et rugis­sante, de Calvi évoque une PJ Har­vey ani­male. Elle épouse ain­si par­faite­ment la dimen­sion à la fois mys­tique et sauvage de Tom­my Shel­by. La chan­son, déjà audi­ble dans la sai­son 5 de la série, revient à plusieurs repris­es dans la sai­son 6.

Sur le reste des morceaux de l’EP, on trou­vera égale­ment un autre titre orig­i­nal, ain­si qu’une reprise de “All The Tired Hors­es” de Bob Dylan, et du générique de la série, “Red Right Hand” de Nick Cave. La chanteuse explique : « La seule manière de com­pos­er pour la série était d’entrer dans la tête [de Tom­my]. J’ai rêvé de lui chaque nuit pen­dant des mois, et quand je prends ma gui­tare, j’essaie de jouer ses pen­sées pro­fondes. Ma gui­tare est sa vio­lence, et ma voix est son espoir. […] Il est l’antihéros ultime : meur­tri­er, froid, ter­ri­fi­ant, et pour­tant il a cet amour pro­fond pour sa famille, et un espoir quasi-enfantin qu’un jour il puisse s’élever au-dessus de tout ça ». C’est ce qu’on appelle être hanté.

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