Exclu : “Decompression” de VONDA7, irrésistible techno

Retenez ce nom… Après une année 2016 riche en max­is (sur Lost & Found, Car­i­o­ca Records, ou Sec­ond State Audio, le label de Pan-Pot), la DJ et pro­duc­trice VONDA7 ne compte pas du tout se calmer. Et c’est tant mieux : avec sa tech­no et sa house aéri­ennes sans être molles, aux beats ravageurs tout en étant mélodieuses, la Polon­aise fait mouche. Ce n’est pas son prochain EP sur Last Night On Earth (mai­son fondée par Sasha chez qui on a pu crois­er Max Coop­er, My Favorite Robot, Hot Chip, Hunter/Game ou Fur Coat) qui nous fera dire le contraire.

C’est à se deman­der où était VONDA7 pen­dant toutes ces années. “Comme beau­coup de gens de la scène élec­tron­ique, tout a com­mencé par une fête”, raconte-t-elle depuis Berlin où elle vit depuis six ans. “C’é­tait dans un tout petit club de ma ville natale, Poz­nan en Pologne. Il n’y avait qu’une scène, et quelqu’un qui jouait de la house, avec des vinyles. J’avais 15 ans, j’y suis ren­tré avec ma grande sœur. Je ne con­nais­sais aucun morceau, mais j’aimais tout ! J’es­sayais d’ap­procher le DJ pour lui pos­er plein de ques­tions chi­antes : où est-ce qu’il achetait ses vinyles, com­ment il fai­sait pour mix­er, à quoi ser­vait ce bou­ton… Je voulais absol­u­ment y retourn­er tous les week-ends, mais comme j’avais 15 ans je devais ren­tr­er chez moi à 22 heures, alors que la soirée com­mençait tout juste. C’é­tait telle­ment com­pliqué de négoci­er une heure de plus pour enten­dre plus de musique et danser un petit peu !” L’ap­pren­tie mélo­mane com­mence alors à s’a­cheter des vinyles. Beau­coup de vinyles. “A l’époque il n’y avait qu’un dis­quaire à Poz­nan alors je les com­mandais sur inter­net, et les fai­sais livr­er chez ma tante à Ham­bourg – quand elle venait chez moi avec tous ces vinyles c’é­tait comme Noël ! Et puis j’ai com­mencé à mix­er dans des bars et clubs de ma ville. A 18 ans je suis allée à l’u­ni­ver­sité : je ne me fai­sais pas assez d’ar­gent en tant que DJs, j’ai décidé de devenir respon­s­able et d’é­tudi­er. Mais c’é­tait la musique qui me rendait vrai­ment heureuse, et les prix des machines ont com­mencé à baiss­er… Et me revoilà repar­tie dans la musique, à pro­duire un petit peu, à mix­er. J’ai démé­nagé à Berlin il y a six ans pour me con­sacr­er à 100% à la musique, et ça fait trois ans que je partage des morceaux sous le nom de VONDA7. A l’im­age de ce “Decom­pres­sion”, qui comme son nom l’indique per­met de souf­fler un peu… A coups de gros kicks.

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