Crédit : Alexia Cayre

Exclu : Maud Geffray s’offre des remixes par Krampf et Paul Seul de Casual Gabberz

Déjà presque un an que Maud Gef­fray a sor­ti POLAAR, son pre­mier album glacé, sur tou­jours cool label Pan Euro­pean Record­ing (chez qui se croisent Flavien Berg­er, Koud­lam, Poni Hoax, Judah Warsky ou Buvette). Depuis, la moitié de Scratch Mas­sive ne s’est absol­u­ment pas tourné les pouces, enchaî­nant des “Polaar set” aux influ­ences trance, tech­no, synth-pop et new-wave. Mais cet album, inspiré par les paysages enneigés de Fin­lande, méri­tait de vivre encore un peu plus longtemps. Alors après avoir con­fié son morceau-titre “Polaar” au tal­entueux Voiron, Maud Gef­fray donne aujour­d’hui les clés de deux de ses chan­sons fris­quettes à deux remixeurs, Paul Seul et Krampf. Le pre­mier, échap­pé du col­lec­tif Casu­al Gab­berz pour de nou­velles aven­tures en solo, a évidem­ment joué avec son style de prédilec­tion, emmenant “Voic­es From The Sky” vers des con­trées toutes hol­landais­es : “Je l’imag­i­nais très bien dans une ver­sion plus rapi­de aux influ­ences Gab­ber. J’ai con­stru­it autour de cela et au dernier moment je suis tombé sur une inter­view de Maud à pro­pos de son pro­jet 1994 que j’ai choisi d’incorporer au morceau. Les quelques phras­es tirées de cette entre­tien cor­re­spondaient par­faite­ment. L’idée d’une rave qui ne s’arrête pas. Un truc à la fois mélan­col­ique et euphorique”, raconte-t-il. Avec, en bonus, quelques mou­ettes dont les cris trafiqués finis­sent par plus évo­quer le port de Brest sous la gri­saille qu’une plage trop­i­cale. Sortez le cache-nez :

Krampf, quant à lui, s’est attaché au titre “Ice Teens”, récem­ment mis en vidéo pour un clip oppres­sant, entre The Hand­maid­’s Tale et le début de Red Spar­row, de quoi coller à un titre somme toute assez ciné­matographique — mais pas pour le genre de films qu’on voudrait regarder pour se déten­dre en famille un dimanche soir, on s’en­tend. Des références ciné que Krampf a vis­i­ble­ment retenu pour son remix, cher­chant à créer une BO de film “un peu post-épique et faux Zim­me­rien”. Les cordes sont en effet là, mais atten­tion, on est loin d’Inter­stel­lar : les syn­thés rajoutent un touche de kitsch, et une corne de brume (oui oui) réveille le tout. Etrange bien sûr, mais si vous vouliez de la facil­ité vous êtes tombés sur la mau­vaise équipe.

Maud Gef­fray fêtera les 10 ans des soirées Wet For Me du col­lec­tif Barbi(e)turix à la Machine du Moulin Rouge le 21 avril prochain. Mais elle sera aus­si le 28 à Quim­per ou à Granville le 12 mai dans le cadre du fes­ti­val Tra­ver­sées Sonores.

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