Exclu : Terrence Dixon ou le scientifique de la techno

Cela fait plus de vingt ans que Ter­rence Dixon représente la scène de Détroit. Même s’il n’a pas autant de notoriété qu’un Der­rick May ou qu’un Kevin Saun­der­son, le pro­duc­teur améri­cain est un pur pro­duit de la Motor City préférant pouss­er la tech­no dans ses retranche­ments expéri­men­taux. Son cinquième album atten­du pour le 3 juil­let chez les Ital­iens d’Out Elec­tron­ic Record­ings ne déroge d’ailleurs pas à la règle : extrait en exclu­siv­ité avec le titre “I Stay Post­ed Up”.

C’est gras, à la fois dérangeant et fasci­nant, futur­iste et illus­tre assez bien l’i­den­tité de Ter­rence Dixon, un artiste qui ne se refuse rien. Petit con­seil cepen­dant, son album 12,000 Miles Of Twi­light s’ap­pré­cie d’au­tant plus dans son inté­gral­ité, comme une oeu­vre où chaque morceau est dif­fi­cile­ment dis­so­cia­ble du suiv­ant. Un vrai long-format en somme (qui con­tient d’ailleurs 21 titres !), où l’au­di­teur est trans­porté dans un univers incon­nu. Imaginez-vous une ambiance visuelle à la 2001 : L’Odyssée de l’E­space de Stan­ley Kubrick, mais avec une bande-son signée Ter­rence Dixon. La track­list fait d’ailleurs claire­ment référence à un voy­age spa­tial qui tourne mal : “In Orbit”, “Lost All Com­mu­ni­ca­tion”, “Land­ing Unknown” ou encore “Milky Way” pour ne citer qu’eux. Trêve de spoil, on vous invite à not­er la date du 3 juil­let dans votre agen­da afin de pou­voir vivre pleine­ment l’ex­péri­ence…

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