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Fame, retour à la Gaité Lyrique pour un festin documentaire

par Tsugi

Après le Covid, le Fame est de retour pour pren­dre le pouls de la pro­duc­tion audio­vi­suelle autour de la musique. Si la sep­tième édi­tion avait dû se tenir à dis­tance en ligne, la Gaîté Lyrique accueille à nou­veau le pub­lic pour une ving­taine d’alléchantes pro­jec­tions du 16 au 20 février.

Né au moment où la démoc­ra­ti­sa­tion des out­ils et la mul­ti­pli­ca­tion des canaux de dif­fu­sions ont favorisé une explo­sion de doc­u­men­taires musi­caux, le Fame présente chaque année films inédits en com­péti­tion, avant-premières et panora­ma de la pro­duc­tion actuelle, avec quelques con­certs pour pimenter le pro­gramme. Cette année par exem­ple, Vikken sera sur scène same­di 19 pour un DJ-set à l’issue de la pro­jec­tion de l’émouvant jour­nal intime qui pro­longe les ques­tion­nements de son morceau “Pour une amie”. De la même manière, le groupe Astéréo­typ­ie, dont les musi­ciens sont atteints d’autisme et aux­quels Laeti­tia Møller a con­sacré un film dynamique, l’Energie pos­i­tive des dieux, se pro­duira live le même jour à 17h45.

energie positive des dieux

Astéréo­typ­ie dans L’én­ergie pos­i­tive des dieux © DR

Il ne faut pas compter sur Benoît Hické et Olivi­er For­est, les deux pro­gram­ma­teurs du Fame, pour servir de trem­plin à ces pro­duc­tions for­matées qui sont dev­enues un out­il de pro­mo­tion comme un autre au ser­vice des stars de la pop. Net­flix et Ama­zon sont là pour ça. Leur volon­té est plutôt d’aller chercher des films aux formes libres et des sujets orig­in­aux. Et cette année on est servi.

Après la pro­jec­tion en ouver­ture jeu­di 17 a 19h45 de Why Ver­sailles ?, la ver­sion toute per­son­nelle et déjà réputée « inclass­able » entre fic­tion et doc­u­men­taire de ce qui pour­rait ressem­bler selon Marc Collin à un film sur la french touch et sa ville, il y en aura pour tous les goûts.

Why Versailles

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Le pro­gramme de cette édi­tion est par­ti­c­ulière­ment riche et diver­si­fié. On va pou­voir voir des films sur la rum­ba con­go­laise, Dinosaur Jr, Matthew Her­bert, Karen Dal­ton, Char­li XCX, Casu­al Gab­berz et même Aman­da Lear (en sa présence).

Le Fame, c’est aus­si l’occasion de décou­vrir des per­son­nal­ités, pas for­cé­ment très célèbres, mais tou­jours éton­nantes, comme le pianiste améri­cain Ron Blake dans un por­trait intime, Liv­ing With Imper­fec­tion, où il évoque son attache­ment au ciné­ma de l’âge d’or hol­ly­woo­d­i­en, ou Poly Styrene, la chanteuse d’origine soma­li­enne du groupe punk anglais X‑Ray Spex, racon­tée par sa fille dans un film par­ti­c­ulière­ment léché, I Am Cliché.

Sig­nalons aus­si qu’en clô­ture du fes­ti­val un hom­mage sera ren­du à Nico­las Ker avec la pro­jec­tion du film de Matthieu Culleron et Pierre Chau­tard, Poni Hoax : Drunk in the house of lords, qu’on n’a pas sou­vent l’occasion de voir sur grand écran.

Et si vous n’avez jamais enten­du par­ler du Mira­no Con­ti­nen­tal, le club qui a été l’équivalent à Brux­elles du Palace ou du Stu­dio 54, n’hésitez pas a assis­ter le 16 à la pro­jec­tion de Mira­no 80, l’espace d’un rêve, non pas à la Gaîté, mais pas un peu plus loin à Paris au cen­tre Wallonie-Bruxelles avec en bonus un con­cert de Mathilde Fer­nan­dez et un DJ-set nos­tal­gique d’Olivier Gosseries.

Bonnes pro­jec­tions.

La bande annonce

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