Skip to main content
© Chang Martin
18 septembre 2023

Fête de l’Humanité 2023, un week-end de communion, de chahuts et de teuf

par Léa Formentel

On vous avait prévenus que la Fête de l’Humanité serait furieusement électronique (et pas que) cette année. Et effectivement, on n’a pas été déçus du voyage. On a donc traversé Paris en direction de la Base 217 au Plessis-Pâté, pris trois transports différents pour enfin arriver sur le site (immense). On vous raconte tout.

Les 15, 16 et 17 septembre derniers, se déroulaient la 88e édition de la Fête de L’Humanité. Le festival politico-musical avait lieu pour la seconde fois au Plessis-Pâté/Brétigny-sur-Orge et voyait sa programmation électronique plutôt séduisante. On est donc arrivé remonté à bloc. Et dès l’arrivée à la gare de Brétigny-sur-Orge vers 17:30, première surprise : un DJ de la SNCF ambiançait déjà les gens en lâchant des « bienvenue à la gare de Brétignyyyy ». C’est fort et ça promet.

Ensuite, c’est là que les choses sérieuses ont commencé puisque pour atteindre le site, il fallait s’armer de ses meilleures chaussures. Un petit trajet de quinze minutes pour aller jusqu’au camping —parce que oui, on n’a pas fait les choses à moitié ici — et c’est parti pour la visite du site, histoire de repérer les différentes scènes. Bonne ambiance d’emblée, on est impressionné par le nombre incalculable de stands qui proposent absolument toutes les sortes de nourritures possibles. Chaque département y est représenté, faites le calcul. On est ensuite allé se mettre devant Acid Arab, et malgré la chaleur présente tout au long du week-end, le groupe a fait monter la température d’un cran. Dès le deuxième titre, il a sorti la grosse artillerie avec son dernier tube « Leila« , rien de tel pour réveiller la nuit. Il n’est même pas 22h et les musiciens nous ont déjà livré un gros set qui flirte sérieusement avec techno.

 

Ensuite, on est bien évidemment allé voir Mézigue B2B Mad Rey qui nous ont eux aussi éblouis. On peut vous dire qu’on s’est bien trémoussés devant. Passage au stand de Marseille, où son animateur a complètement retourné la boutique. Le collectif Musiques de Fête, quant à lui, est sans doute un des meilleurs sets de tout le festival : l’espace Jack Ralite où ils s’y produisaient était bouillant et on a eu la chance d’être tout devant pour apercevoir le large sourire de KasbaH, aussi heureux que nous.

Parce que la Fête de l’Huma a aussi sa forte identité politique, autour du partage, de l’échange et de la camaraderie, des débats également étaient organisés pendant les trois jours. Il y aura d’ailleurs eu un incident en plein débat entre Edouard Philippe et Fabien Roussel, un jeune homme étant monté sur scène et en a profité pour voler le micro d’Edouard Philippe en disant qu’il n’avait rien à faire là. Un peu de tension donc, mais ça n’aura pas duré longtemps. Roussel fut définitivement bien chahuté, puisque des chants « Roussel, casse-toi, l’Huma n’est pas à toi! » se sont élevés dans le public avant le passage de Médine. Et on ne parle pas de son discours au début du week-end, avec ses références à l’ouverture de la Coupe du Monde de rugby, et à sa « kifFrance »…

On a déambulé dans le site, fait le tour d’un peu tous les stands. Il y en avait pour tous les goûts, ce qui rassemble aussi tous les profils. On est passé voir nos copains de Bracco, programmés encore super tôt (vers 17h30);
INSERT INTO `wp_posts` VALUES ce qui n’a pas empêché de faire le show comme il se doit. Loren était presque en transe et Baptiste a comme à son habitude, fini en slip. À la fin de leur performance, Baptiste termine au sol, tout est normal. Puis on a tenté de passer par la scène Joséphine Baker pour La Femme, qui se chevauchait avec Bracco. Impossible néanmoins de trop avancer : c’était clairement noir de monde. On aura pu écouter leur hit « Nous étions deux » et entendre les gens chanter le titre par cœur, mais la chaleur ajoutée au monde ont eu raison de nous, on a préféré se poser dans un stand à la place.

Rebeka Warrior nous a à son tour régalés et a enchaîné ses hits. Lacchesi était programmé juste après sur la même scène, et a visiblement mis tout le monde d’accord avec sa grosse techno, parfaite pour poursuivre la nuit en attendant Jaëss, suivi de u.r.trax. Un enchaînement impeccable qui clôturait le samedi de façon grandiose. On est même allé du côté de Médine pour jeter une oreille et le public était au rendez-vous. Un monde impressionnant chantait en chœur sur ses morceaux, ensuite il s’est arrêté pour chanter « Siamo tutti antifascisti » avec le public. Un moment fort, de communion et de fraternité.

 

Le dernier jour, une alerte d’orage a malheureusement fait décaler tous les concerts car l’organisation de la Fête de l’Humanité a décidé d’anticiper la fermeture du site à 19h30, au lieu de 21h comme c’était prévu mais n’a pour autant pas découragé aussi bien les artistes que les derniers braves gens encore présents. On sera reparti avec des souvenirs plein la tête, on aura bien dansé, bien mangé, bien décompressé. On n’en retient que du positif et on s’y retrouvera pour sûr l’année prochaine.

 

Pire moment : la foule monstre devant La Femme, qui a rendu le concert à la limite du supportable

Meilleur moment : le set de KasbaH du collectif Musique de Fêtes à l’espace Jack Ralite

Visited 64 times, 1 visit(s) today