crédit photo : Tristan Ribna

Fireflower”: le nouvel EP de Marcus Henriksson, ancien membre du duo Minilogue

Et s’il était l’heure d’une petite séance de médi­ta­tion ? C’est ce que pro­pose le pro­duc­teur sué­dois Mar­cus Hen­riks­son avec son nou­v­el EP Fire­flower. Un maxi dans la con­ti­nu­ité de son con­cept de voy­age intérieur “Cur­rent Vibra­tions”, des vidéos dans lesquelles il laisse la nature l’in­spir­er. Il est égale­ment con­nu pour être un des deux mem­bres du duo Mini­logue, célèbre groupe scan­di­nave de tech­no mélodique. Une his­toire musi­cale qui a pris fin en 2014 après qua­torze ans de col­lab­o­ra­tion, les deux artistes souhai­tant se con­cen­tr­er sur leurs car­rières solo. Depuis la fin de Mini­logue, Mar­cus n’a donc pas chômé et après six EPs, il présente ce Fire­flower, com­posé de cinq morceaux pour une expéri­ence audi­tive d’une cinquan­taine de min­utes.

Le pre­mier titre de l’EP s’in­ti­t­ule “Went Up In Smoke” et plonge l’au­di­teur directe­ment dans l’u­nivers médi­tatif de Mar­cus Hen­riks­son. Cette intro­duc­tion com­mence par des bruits de vête­ments, de bottes puis de clefs, le tout en intérieur. Comme le pro­duc­teur, l’au­di­teur se pré­pare lui aus­si à ren­tr­er dans l’EP. Pen­dant ce temps là, des sons élec­tron­iques se font dis­crète­ment enten­dre. Puis la porte s’ou­vre sur l’ex­térieur, le grand air. La forêt, les chants d’oiseaux ain­si que des pas sur du gravier réson­nent. Quelque chose de très organique se dégage de l’ensem­ble. La basse com­mence douce­ment à s’in­ten­si­fi­er jusqu’à délivr­er son beat tech­no à l’au­di­toire. Les sam­ples d’oiseaux con­tin­u­ent et un grand crescen­do se met en place. Les effets s’a­joutent et se cumu­lent jusqu’au point le plus intense du morceau pour ensuite repar­tir, dis­paraitre un par un, comme par­tis en fumée. Même struc­ture pour “Orkzn­i­morph”, le sec­ond titre du maxi, avec un grand crescendo/decrescendo aux­quel vien­nent par­ticiper de nom­breux effets élec­tron­iques. Mais cette fois ci avec beau­coup plus de mod­u­la­tions. Il se dégage de cette com­po­si­tion une petite ambiance nébuleuse/spatiale qui laisse s’imag­in­er être face à quelque chose de mys­térieux, au milieu de cette forêt. Mar­cus Hen­riks­son inten­si­fie le rythme dans “Shad­ow Dance”, le troisième morceau de l’EP. Véri­ta­ble petite bombe tech­no, c’est sur cette danse ténébreuse que l’époque “Mino­logue” du pro­duc­teur sem­ble refaire sur­face. Puis le calme est de retour dans “Fire­flower” et donne l’im­pres­sion d’être sous terre, dans un monde plus cryp­tique. “No phones in heav­en” vient con­clure le disque avec son ambiance plus aéri­enne et aux sonorités légère­ment trop­i­cales. Fire­flower laisse finale­ment un sen­ti­ment d’in­tro­spec­tion et de voy­age intérieur (comme extérieur) qui se retrou­ve déjà juste en regar­dant la cov­er du l’EP.

Fire­flower est en écoute exclu­sive sur Band­camp :

La cov­er de Fire­flower : 

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