Crédit : Rona Lane

Gece” : le nouvel album mystique et jouissif de Altin Gün

Décol­lage immi­nent vers les con­trées mon­tag­neuses de Turquie. Pour les amoureux de rock psy­chédélique — voire mys­tique — et de musique tra­di­tion­nelle turque, le nom d’Altin Gün ne peut pas être incon­nu. “Âge d’or” en français, le groupe n’est pour­tant qu’à peine orig­i­naire de l’an­ci­enne Con­stan­tino­ple. C’est Jasper Ver­hulst qui fonde le groupe, fasciné par Istan­bul et sa musique ances­trale. Dès lors naît Altin Gün, entité égarée entre les Pays-Bas et l’Ana­tolie. Un mélange incon­gru et explosif.

Le groupe se fai­sait con­naître il y a un an avec son pre­mier album “On”. Aujour­d’hui il revient avec “Gece”, nuit en français. Et s’il faut retenir une leçon de ce nou­veau long for­mat, c’est bien que la nuit sert à danser. La voix ensor­ce­lante de Merve Daşdemir, les gui­tares surex­citées sur “Vay Dünya”, le retour aux tra­di­tions avec “Derdi­mi Dök­ersem”… Tous les ingré­di­ents sont réu­nis pour faire de “Gece” un album envoûtant.

Mal­gré le côté très groovy de ces dix nou­veaux titres, le groupe ne perd pas pour autant ses accents folk. Jasper Ver­hulst insiste : « C’est vrai­ment le cas, les chan­sons sont issues d’une longue tra­di­tion. C’est une musique qui essaie d’être une voix pour beau­coup de per­son­nes. […] Nous avons un faible pour la musique de la fin des années 60 et 70. Avec tous les instru­ments et effets qui sont arrivés à l’époque, c’était une péri­ode fasci­nante. Tout était nou­veau et sent encore le frais aujourd’hui. Nous n’essayons pas de copi­er les morceaux d’origines, mais ce sont les sons que nous aimons et nous essayons de les per­son­nalis­er. » Toute la puis­sance de l’al­bum réside donc dans ce mariage entre tra­di­tion et réin­ven­tion. Une créa­tion éclec­tique faite pour bal­ancer ses hanch­es et dégour­dir ses jambes. De quoi faire blanchir vos nuits.

 

Et si vous êtes plutôt Spotify :

Altin Gün sera en con­cert à Paris, au Café de la Danse, le 7 mai prochain. Retrou­vez plus d’in­for­ma­tions sur la page Face­book de l’évène­ment.

(Vis­ité 2 146 fois)