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Glenn Astro : moins de UK jazz, plus d’expérimentations pour ce nouvel album

Cinq ans après son pre­mier album, Glenn Astro annonce Home­spurn sur le label danois Tartelet Records. Prévu pour le 27 octo­bre, voici un LP qui s’af­fran­chit du bro­ken beat pour épouser un reg­istre plus expérimental.

S’il est basé à Berlin, Glenn Astro est un pur pro­duit de la scène UK jazz et bro­ken beat lon­doni­enne. C’est en 2013 qu’il fait ses pre­miers pas avec des sig­na­tures sur d’éminents labels comme Nin­ja Tune, Apol­lo et Tartelet Records. Sur Home­spurn, son sec­ond album, Glenn Astro en per­son­ne prévient : « Cet album est à tous égards dif­férent du pre­mier, qui par­tait d’une déci­sion délibérée. Sur Home­spurn, pas de référence vin­tage ni de sam­pling com­binés à un design sonore et des struc­tures musi­cales futur­istes. Des références moins évi­dentes. J’ai essayé de le garder aus­si actuel et intu­itif que pos­si­ble ». S’il est intu­itif, Home­spurn est l’aboutisse­ment de plusieurs années de réflex­ion et de développe­ment artis­tique. Il trustera davan­tage sur l’ex­péri­men­tal et sur des nappes futur­istes que Throw­back, plus ori­en­té hip-hop, UK house, bro­ken beat voire UK jazz. Qu’on se ras­sure, Glenn Astro n’en a pas moins oublié sa sci­ence du break­beat, dans la lignée d’un Max Graef en fea­tur­ing sur « Goneville ».

Un deux­ième album seule­ment, mais déjà plusieurs EP. Nat­u­rals en 2019, C.I.W pour les 10 ans de Tartelet Records en 2018, ou The Tau­rus la même année. Il y eu aus­si l’ex­cel­lent LP Turquoise Tor­toise (en col­lab­o­ra­tion avec Hodi­ni) où la voix soul d’A­j­nasc­net (qui sera présente sur trois tracks d’Home­spurn) en mag­nifi­ait l’in­tro, tout comme Even, pro­jet com­mun qui mar­que le début de leur aven­ture musi­cale en 2017.

Glenn Astro est aus­si un infati­ga­ble bosseur. Ses sor­ties s’en­chaî­nent (au moins un pro­jet par an, trois sur la seule année 2018), et cet Home­spurn, qui a été pro­duit en moins de trois mois. « Je me suis fixé un ulti­ma­tum pour ter­min­er l’al­bum dans les trois mois. Si je n’y arrivais pas, je devais repenser mon chem­ine­ment de car­rière et garder la musique comme passe-temps. Sans cet album, je vendrais main­tenant des sty­los à bille assem­blés à la mai­son » iro­nise t‑il sur Band­camp. Que vau­dra donc ce sec­ond album pro­duit en si peu de temps ? Réponse le 27 octo­bre prochain.

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