Crédit : Katja Ruge

Henrik Schwarz, le maître de la deep house, revient avec “CCMYK

Trois ans après la créa­tion de son pro­pre label, Between But­tons, Hen­rik Schwarz revient avec CCMYK. Au sein d’une mai­son qui édite des “musiques acous­tiques et des com­po­si­tions con­tem­po­raines”, en col­lab­o­ra­tion avec 7K!, l’écurie néo‐classique du !K7, cet album sem­ble bien né. CCMYK mar­que en effet le mariage par­fait entre l’élec­tron­ique et la musique instru­men­tale. Le pro­duc­teur alle­mand a fait appel aux Néer­landais de l’Al­ma String Quar­tet. En résulte des lignes de vio­lon entê­tantes, mêlées à des sons de house planants. Et aus­si éton­nant que cela puisse paraître, cer­taines tracks sem­blent tout autant tail­lées pour les clubs que les halls de con­certs, comme “CCMYK3”. 

Hen­rik Schwarz n’est pas un novice. Depuis dix ans déjà, l’Alle­mand explore ce ter­rain fer­tile né de la ren­con­tre entre la musique clas­sique et élec­tron­ique. Il a déjà col­laboré avec des musi­ciens de jazz, des orchestres, il a écrit des bal­lets… C’est en 2013 qu’il fait la ren­con­tre du vio­loniste de l’Al­ma String Quar­tet à Ams­ter­dam, Marc Daniel. A par­tir de là, Schwarz con­vie le quatuor dans son stu­dio à Berlin, et la magie opère. Le pro­duc­teur enta­mait une mélodie, à laque­lle les musi­ciens répondaient, à la manière d’un groupe de jazz. Schwarz repre­nait ensuite les enreg­istrements pour les retra­vailler encore et encore. “J’adore trou­ver l’essence des choses,” déclare-t-il. “Je vois ça comme tra­vailler la sculp­ture qu’un autre a com­mencé. Pour la ren­dre vis­i­ble, il faut trou­ver l’équili­bre entre la lib­erté et le con­trôle.” Le per­fec­tion­nisme à l’é­tat pur.

Retrou­vez la toute dernière ses­sion d’Hen­rik Schwarz pour Cer­cle juste ici

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