@ Ricardo Gomes

Honey Dijon plus house que jamais avec son nouvel album ‘Black Girl Magic’

Arrêtez-tout, Hon­ey Dijon est de retour. DJ-productrice et icône trans inter­na­tionale, l’artiste orig­i­naire de Chica­go vient de dévoil­er Black Girl Mag­ic, un nou­v­el album de quinze titres à l’én­ergie débor­dante et par dessus-tout, furieuse­ment dansant.

Les bases sont directe­ment posées lorsque l’in­tro­duc­tion, entière­ment par­lée, portée par la voix de Kamee­lah Waheed et sub­tile­ment accom­pa­g­née d’ac­cords de piano jazz, nous délivre un puis­sant mes­sage d’amour. Des autres, et de soi-même. Comme l’ex­plique Hon­ey Dijon, son dernier-né Black Girl Mag­ic est “un album dédié à l’amour. L’amour de la musique, de la com­mu­nauté, mais surtout l’amour de soi”. Et quoi de mieux que la house music pour exprimer tout ce love, tout en propageant de bonnes ondes à tra­vers quinze titres intem­porels gorgés d’in­flu­ences ? Née et musi­cale­ment éduquée à Chica­go, berceau his­torique du genre, Hon­ey Dijon met dans Black Girl Mag­ic à l’hon­neur les tal­ents vocaux d’une nou­velle généra­tion d’artistes, prin­ci­pale­ment issus de cette com­mu­nauté queer que la DJ ne cesse de représen­ter fière­ment. Elle s’ex­plique : “En tant qu’artiste, surtout en tant que femme trans de couleur tra­vail­lant dans la musique, je voulais que l’al­bum soit cash, sans pudeur, brut et hon­nête. L’al­bum tombe à point nom­mé. J’ai surtout col­laboré avec des chanteurs-auteurs et com­pos­i­teurs noirs et queer. Ce sont des chan­sons sur l’amour, la vie, la résis­tance, la lutte con­tre l’op­pres­sion.” On retrou­ve notam­ment la cana­di­enne Dope Earth Alien à deux repris­es sur les morceaux “It’s Qui­et Now” et “Dra­ma”. L’en­chanteur Chan­nel Tres est de la par­tie égale­ment sur le morceau “Show Me Some Love”, l’un des track les plus house du pro­jet grâce à la voix suave et grave du chanteur orig­i­naire de Comp­ton, qui n’est pas sans rap­pel­er la house clubbeuse des années 80…

 

 

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Un ensem­ble défini­tive­ment house, comme un hom­mage sacré au garage new-yorkais des années 80, avec sa dose de piano et de voix chan­tées puis­santes. Énorme coup de cœur pour le douz­ième track du pro­jet, “Don’t be afraid” en feat avec LATÁSHA, qui bal­ance légère­ment avec le reste du pro­jet en amenant un rythme plus rapi­de, ain­si qu’une ligne de basse plus pronon­cée. On le sait tous : mal­gré l’amour incon­di­tion­nel de Hon­ey Dijon pour la house, elle n’est jamais très loin de la tech­no. Fig­ure emblé­ma­tique de la scène élec­tron­ique actuelle, agi­ta­trice incon­testée des Boil­er Room et femme active du monde de la mode, Hon­ey Dijon prou­ve une fois de plus l’amour de son art, né d’une ado­les­cence immer­sive dans les clubs de Chica­go aux cotés de maîtres en la matière comme Der­rick Carter. Décidé­ment partout, on la retrou­vait égale­ment sur le dernier album de Bey­on­cé Renais­sance, pour un morceau house, évidem­ment. Artiste résol­u­ment engagée , elle vient de recevoir un prix pour l’ensem­ble de sa car­rière, inti­t­ulé “Queer Vision­ary Award”, pour avoir été une pio­nnière artis­tique dans la com­mu­nauté LGBTQIA+.

 

 

 

 

 

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