Crédit : Marco Van Rijt

Interview : la pop électronique et sensuelle de Little Dragon

Cer­tains groupes se com­plaisent à cor­re­spon­dre à une éti­quette bien pré­cise. Ce n’est pas le cas de Lit­tle Drag­on. Yuki­mi Nagano, Erik Boden, Fred Walin et Håkan Wiren­strand pro­duisent un mélange de R&B, elec­tro, pop et dance en explo­rant des univers rad­i­cale­ment dif­férents au fur et à mesure de leurs albums. Plus auda­cieux encore que Ruba­ma Rub­ber­band, leur cinquième album stu­dio Sea­son High est paru au mois d’avril. Un album com­plet et plus abouti où s’en­chaî­nent une col­lec­tion de chan­sons per­son­nelles savam­ment orchestrées, met­tant en valeur les divers­es influ­ences du groupe en un son post-80’s sin­guli­er. Ce disque arrive à un instant où la cul­ture pop-club explore des ter­rains plus vastes où Sea­son High n’ap­pa­raît pas seule­ment comme une déc­la­ra­tion artis­tique mais comme un album qui a trou­vé son moment. Bien lancés, les Lit­tle Drag­on ont déjà sor­ti fin sep­tem­bre un nou­veau sin­gle inti­t­ulé “Peace Of Mind” en fea­tur­ing avec la légende Faith Evans .

Avant leur con­cert ce same­di à l’Elysée Mont­martre, nous en avons prof­ité pour pos­er quelques ques­tions à pro­pos de Sea­son High à Yuki­mi Naga­do, la chanteuse du groupe.

Si vous êtes plu­tot Spo­ti­fy : 

Y avait-il une quel­conque pres­sion à enreg­istr­er un album après le suc­cès de Nabu­ma Rub­ber­band?

Yuki­mi : Pour Nabu­ma Rub­ber­band on a tra­vail­lé avec beau­coup de grands noms (col­lab­o­ra­tion avec Dave de De La Soul, des remix­es par Nosaj Thing et Total­ly Enor­mous Extinct Dinosaurs, l’orchestre sym­phonique de Göte­borg pour les cordes…, ndlr). On a voulu retourn­er à quelque chose de plus sim­ple et tra­vailler de manière plus per­son­nelle sur Sea­son High, une sorte d’entre-nous. On con­nais­sait déjà cha­cune des per­son­nes avec qui on a tra­vail­lé, que ce soit pour le visuel, le son, et les autres aspects. On a tra­vail­lé avec des pro­duc­teurs comme James Ford qui a mixé cet album et Patrik Berg­er pour arranger cer­taines chan­sons.  On avait beau­coup d’idées et il fal­lait en faire un ensem­ble homogène. C’é­tait assez long, il y a eu pas mal de dis­cus­sions mais c’é­tait un moment pré­cieux.

Quelles étaient tes inspi­ra­tions pen­dant l’en­reg­istrement de Sea­son High ? Est-ce que tu écoutais des artistes en par­ti­c­uli­er?

On écoutait plutôt nos démos, on essayait d’imag­in­er ce qu’on pou­vait en faire. C’est ce qu’on écoutait le plus. On a telle­ment d’in­flu­ences, que ce soit de l’élec­tron­ique jusqu’au R&B, de la soul aus­si. Rien de trop spé­ci­fique.

Si tu ne devais sélec­tion­ner qu’un morceau de cet album, lequel choisirais-tu?

J’aime toutes les chan­sons mais si je ne devais n’en choisir qu’une, ce serait “But­ter­flies”.

C’é­tait com­ment de tra­vailler avec SBTRKT, Kay­trana­da et Goril­laz?

C’é­tait fan­tas­tique. C’é­tait un moment spé­cial et ça nous a égale­ment mené vers beau­coup de nou­veaux fans et de col­lab­o­ra­tions . On est tou­jours amis avec Goril­laz depuis qu’on a tourné avec eux.

Un instru­ment favori?

J’aime beau­coup la bat­terie. J’en joue un peu.

Plutôt enreg­istrement ou live?

Je pense que les deux appor­tent quelque chose. Les con­certs sont mag­iques à chaque fois. Quand tu es en stu­dio, tu es plutôt coincé avec tes pen­sées. Tu es davan­tage seul, tu as plus de temps. C’est dif­férent mais j’aime les deux.

Qu’est ce que tu écoutes en ce moment?

J’é­coute beau­coup de groupes sué­dois, notam­ment Niki & The Dove ces derniers jours.

Lit­tle Drag­on sera en con­cert à l’Elysée Mont­martre same­di 11 novem­bre : plus d’in­fos sur l’event Face­book

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