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đŸŽ™ïžKevin de Vries x Konstantin Sibold, l’interview croisĂ©e avant le KilomĂštre25

Kevin de Vries et Kon­stan­tin Sibold chaussent les platines Ă  Paris le 14 aoĂ»t pour une ses­sion back to back au KilomĂštre25. AprĂšs un pas­sage remar­quĂ© en juin dernier au fes­ti­val After­life de Barcelone, le duo alle­mand remet ça. Avant d’aller met­tre le feu sous le pĂ©riph’, on a Ă©changĂ© avec les deux artistes sur leur pas­sion pour la musique et les liens qui les unissent.

 

À quand remonte votre derniĂšre rencontre ?

Kon­stan­tin Sibold : De mĂ©moire, c’était en juin dernier, Ă  Barcelone pour une ses­sion back to back.

Kevin de Vries : Exacte­ment. Et notre pre­miĂšre ren­con­tre, c’était au Fuse, Ă  Bruxelles.

 

AprĂšs After­life Ă  Barcelone, pourquoi avez-vous dĂ©cidĂ© de remet­tre ça Ă  Paris pour le Kilo­mĂštre 25 ?

Kevin de Vries :  Ça nous a pris du temps pour en arriv­er lĂ . Il y a tou­jours une bonne Ă©nergie entre nous, et avec le temps on a crĂ©Ă© une vraie ami­tiĂ©. En B2B, on a ten­dance Ă  se dĂ©fi­er mutuelle­ment, on a deux approches trĂšs dif­fĂ©rentes de la musique et de la maniĂšre de faire un DJ set. On essaye tou­jours de don­ner le meilleur de nous-mĂȘmes, et ça aboutit Ă  des moments uniques et de trĂšs bonnes vibes

Kon­stan­tin Sibold : La pre­miĂšre fois oĂč on a jouĂ© ensem­ble Ă©tait gĂ©niale. On apprend beau­coup l’un de l’autre quand on col­la­bore ensem­ble, et on devient meilleurs Ă  mesure que les B2B s’en­chaß­nent. Nous essayons de met­tre sur la table le meilleur de chaque sous-genre, et d’en faire quelque chose de plus grand, mod­erne et frais.

 

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Juste­ment, ces col­lab­o­ra­tions vous per­me­t­tent de pro­gress­er Ă  titre indĂ©pen­dant. Qu’est-ce qui change entre vos DJ sets en solo et lorsque vous ĂȘtes ensemble ? 

Kevin de Vries : En duo, on prof­ite plus du moment, surtout que Kon­stan­tin est trĂšs souri­ant et tou­jours prĂȘt Ă  met­tre l’ambiance. Et puis on est trĂšs per­fec­tion­nistes, dans le sens oĂč on veut don­ner le meilleur de nous-mĂȘmes aux platines. AprĂšs chaque show, on fait le point et on note ce qu’il faudrait amĂ©lior­er. C’est un moment oĂč cha­cun donne son avis sur l’autre et, l’un comme l’autre, on accepte trĂšs bien les cri­tiques. Mais les derniers con­certs ensem­ble Ă©taient incroy­ables, on Ă©tait en mode “wow, c’était un moment incroy­able” (rires).

Kon­stan­tin Sibold : Comme dit Kevin, ensem­ble on essaye d’apporter le meilleur sur scĂšne. On essaie aus­si de se sur­pren­dre l’un l’autre, on ne prĂ©voit jamais ce qu’on va faire avant un B2B. Sur scĂšne, on sourit aus­si parce qu’on dĂ©cou­vre le set de l’autre, en mĂȘme temps que le pub­lic. Et c’est tou­jours un feu d’artifice sur les platines !

 

Si vous ne prĂ©voyez rien Ă  l’avance, alors com­ment fonc­tionne l’alchimie ?  

Kevin de Vries : Il y a plusieurs annĂ©es, Kon­stan­tin Ă©tait tou­jours un peu en retard de dix Ă  quinze min­utes, donc on n’avait pas le temps de dis­cuter avant de mon­ter sur scĂšne (les deux rigo­lent Ă  l’unisson). Donc je plan­i­fi­ais les morceaux que je voulais jouer, mais je n’avais pas de doutes que Kon­stan­tin allait assur­er de l’autre cĂŽtĂ© de la table. Au final, c’est trĂšs moti­vant de ne jamais savoir ce que cache l’autre, jusqu’à ce que l’on monte ensem­ble sur scĂšne.

Kon­stan­tin Sibold : Exacte­ment ! 

 

 

En dehors des ses­sions back to back, avez-vous prĂ©vu de tra­vailler ensem­ble sur un projet ?

Kon­stan­tin Sibold : C’est amu­sant parce qu’on en a beau­coup par­lĂ© entre nous, sor­tir un pro­jet tech­no. Et puis Kevin est un pro­duc­teur super effi­cace, et je suis trĂšs per­fec­tion­niste. Donc ça arrivera, au bon moment.

Kevin de Vries : On a deux styles totale­ment dif­fĂ©rents, mais un jour ‑peut-ĂȘtre l’annĂ©e prochaine- on fera quelque chose ensemble.

 

Vous le dites, vos styles sont dif­fĂ©rents. Qu’est-ce qui vous plaĂźt le plus dans le tra­vail de l’autre ?

Kon­stan­tin Sibold : Je me sou­viens, la pre­miĂšre fois que j’ai enten­du la musique de Kevin, j’ai dis Ă  ma femme “ce gars fais quelque chose d’unique, je n’ai jamais enten­du ça”. Depuis ses dĂ©buts, je trou­ve son tra­vail ultra orig­i­nal. “Aratak” est si bien pro­duit, et pour­tant si sim­ple, avec un seul syn­thĂ©. C’est la force de Kevin : faire des titres effi­caces avec une approche sim­ple. Et ça donne des morceaux qui restent dans ta tĂȘte Ă  mesure que tu les Ă©coutes. Ce qui nous lie, c’est sa capac­itĂ© Ă  avoir une vraie sig­na­ture musi­cale, on recon­naĂźt bien son style dans ses pro­duc­tions. J’essaye aus­si de dĂ©velop­per ça dans ma musique.

Kevin de Vries : Exacte­ment ! La pre­miĂšre fois que j’ai Ă©coutĂ© ton tra­vail, c’était en 2016 avec le titre “Mut­ter”, tous les DJ le jouaient en soirĂ©e. MĂȘme si on ajoute notre adn Ă  notre tra­vail, tous les deux on essaye tou­jours de nous rĂ©in­ven­ter. Mais c’est dif­fi­cile, parce que tout est dĂ©jĂ  lĂ . En 2023, c’est dur de trou­ver quelque chose d’innovant et rafraĂźchissant.

 

Pour finir, qu’est-ce que vous Ă©coutez, en dehors des musiques Ă©lectroniques ?

Kevin de Vries : J’ai gran­di avec du hip-hop dans les oreilles. Mais je suis un grand fan de musiques relax­antes, comme l’ambient ou le jazz. Ça con­traste un peu avec les week-ends de DJ sets.

Kon­stan­tin Sibold : À la mai­son, c’est le silence ! C’est rare que j’écoute de la musique. Mais quand ça arrive, je mets sou­vent des clas­siques, comme Debussy ou Chopin.

 

D’un cĂŽtĂ©, Kon­stan­tin, vous Ă©coutez de la musique clas­sique. De l’autre, Kevin, vous ĂȘtes plus jazz et ambi­ent. C’est une maniĂšre de faire une pause avec l’énergie des DJ sets ?

Kevin de Vries : Exacte­ment ! C’est une sorte de thĂ©rapie pour mon esprit. Quand je ren­tre Ă  la mai­son les week-ends, je demande tou­jours au taxi, entre l’aĂ©roport et chez moi, de couper la radio. Ma tĂȘte a besoin de calme et de silence, aprĂšs un week-end chargĂ©.

Kon­stan­tin Sibold : Et je pense aus­si ĂȘtre beau­coup plus crĂ©atif en silence.

 

Kevin de Vries et Kon­stan­tin Sibold sont à retrou­ver en B2B au KilomÚtre25 le 14 août prochain. Pour chop­er ta place ça se passe ici.