La compil’ DJ Kicks de Peggy Gou vient de sortir : embarquez tout de suite sur un dancefloor disco tropical

Il a suf­fit d’un an pour que son nom soit sur toutes les lèvres. Peg­gy Gou est dev­enue incon­tourn­able, de la bande-son de FIFA 19 à la dernière édi­tion de We Love Green au Bois de Vin­cennes. Avec sa house trop­i­cale, la Coréenne a mar­qué son nom au fer rouge sur la scène élec­tro mon­di­ale. Ce n’é­tait donc plus qu’une ques­tion de temps avant qu’elle ne passe elle aus­si par la fameuse case des DJ Kicks. Ce pod­cast incon­tourn­able pour les DJs du monde entier a été créé par le label alle­mand !K7 en 1995. Depuis plus de vingt ans se suc­cè­dent sur la série des noms tels que Carl Craig, Four Tet ou encore Daniel Avery, pour ne citer qu’eux. A rai­son de deux fois par an, les artistes y pro­posent un mix pré­paré par leurs soins, ori­en­té vers la house et la techno.

C’est donc à l’oc­ca­sion de sa 69ème édi­tion que DJ Kicks accueille Peg­gy Gou qui devient par la même la pre­mière femme sud-coréenne à faire par­tie des invités. Elle décide de débuter avec “Flures­ence”, un morceau d’am­bi­ent datant de 1983 et devenu mythique de Space­time Con­tin­u­um. On pour­rait croire que ce mix sera atmo­sphérique. Pour­tant, change­ment d’am­biance dès le sec­ond track, “Hung­boo”, dévoilé exclu­sive­ment pour DJ Kicks il y a quelques semaines. Bien que pro­duit entre Lon­dres et Berlin, et à vrai dire le tout pre­mier morceau con­coc­té par la Coréenne, il est un voy­age vers les jun­gles trop­i­cales d’Asie de l’Est, où l’on peut même enten­dre la voix de Madame Gou her­self ain­si que quelques chants d’oiseaux. Et puis vient le troisième morceau, qui signe un nou­veau virage à 180° : embar­quée acid avec “Ear­wig” de Pear­son Sound. Plus jamais on ne pour­ra con­tester le titre de reine de l’é­clec­tisme à la DJ. Pas de fron­tière entre les gen­res ; le slo­gan est clair.

Ce mix a été conçu avec finesse et pré­ci­sion, jusque dans son art­work. Celui-ci met en scène Peg­gy Gou avec un tigre. Réal­isé par l’artiste berli­nois Jonas Lind­stroem, il s’ag­it en réal­ité d’un mon­tage. La pro­duc­trice explique : “En tant que pre­mière Coréenne à con­tribuer à la série DJ Kicks, je voulais faire quelque chose de mon héritage, alors j’ai choisi le tigre, qui est très impor­tant dans les tra­di­tions coréennes et une métaphore de ma per­son­nal­ité “, déclare-t-elle,  “Comme il n’est pas humain de pho­togra­phi­er avec un vrai tigre, le pho­tographe Jonas Lind­stroem et moi avons util­isé une image de bib­lio­thèque pour faire un com­pos­ite. Le tigre “dis­paraît” quand on se tourne vers la pho­to de l’in­térieur de la cou­ver­ture, pour soulign­er que ces beaux ani­maux sont déjà éteints dans mon pays natal et en dan­ger de dis­paraître com­plète­ment de notre monde “. Un mix jouis­sif et engagé pour bien com­mencer la journée ; on dit mer­ci Peggy.

Pour com­man­der la ver­sion physique (vinyle ou CD) du mix DJ Kicks de Peg­gy Gou, rendez-vous sur ce lien

Peg­gy sera au Kap­pa­Fu­tur Fes­ti­val à Turin le 7 juil­let prochain. Retrou­vez plus d’in­for­ma­tions sur le site du fes­ti­val

Et si vous êtes plutôt Spotify : 

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