La Femme — Mystère

Extrait du numéro 95 de Tsu­gi (sep­tem­bre)

Ça y est, revoilà enfin La Femme ! Trois ans après l’ouragan Psy­cho Trop­i­cal Berlin, les Frenchies ont-ils réus­si à se mon­tr­er à la hau­teur de la hype engen­drée par leur pre­mier effort ? Réponse affir­ma­tive !

Mal­gré ce que son titre peut laiss­er sup­pos­er, Mys­tère est un album acces­si­ble. “Sph­ynx”, faran­dole mys­tique et acide, ras­sur­era les fans d’entrée de jeu. Nul besoin d’écoutes à répéti­tion pour s’en ren­dre compte, le son car­ac­téris­tique de La Femme est bien là, inchangé : une pop vaporeuse, sen­suelle, tou­jours en équili­bre insta­ble entre psy­chédélisme et rêver­ie, aux paroles mi-crues, mi-poétiques. Le groupe se mon­tre mal­gré tout aven­tureux, et s’essaye à de nou­veaux exer­ci­ces de style : bal­lade acous­tique et autom­nale pour “Le vide est ton nou­veau prénom”, pop noisy et stri­dente sur la déchaînée “Tatiana”. La Femme a été très ambitieux pour ce deux­ième album, long de près d’une heure et quart, et que vient con­clure “Vagues”, doux cocon atmo­sphérique de dix-sept min­utes. Mal­gré quelques mal­adress­es (la dansante “SSD” flirte avec l’autoparodie), Mys­tère s’avère être un com­plé­ment idéal à Psy­cho Trop­i­cal Berlin, plus con­tem­platif et plus éclec­tique. Vive­ment que l’on puisse enten­dre ces nou­velles com­po­si­tions sur scène… (Matthieu Vail­lant)

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Mys­tère [Barclay/Universal], sor­ti le 2 sep­tem­bre. 

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