Crédit : Scott London, Burning Man 2018

L’administration Trump veut construire un mur autour du Burning Man

Depuis 1986, le Burn­ing Man s’im­pose comme l’un des fes­ti­vals les plus avant-gardistes et créat­ifs de la planète. Situé dans le désert de Black Rock, au Neva­da, il se voit aujour­d’hui mis en péril par l’ad­min­is­tra­tion Trump. C’est le Bureau of Land Man­age­ment (BLM) qui est à l’o­rig­ine de cette propo­si­tion : celle de con­stru­ire un mur autour du fes­ti­val, qui se pro­duit chaque année durant la dernière semaine du mois d’août. L’idée serait de faire pay­er la con­struc­tion de ce mur de 16 kilo­mètres et env­i­ron 9 000 tonnes à l’or­gan­i­sa­tion du Burn­ing Man. Celle-ci a immé­di­ate­ment réa­gi, protes­tant que ce pro­jet, qui coûterait 20 mil­lions de dol­lars sur plusieurs années, entraîn­erait inévitable­ment une hausse du prix des tick­ets, de 400 à 686 dol­lars. Cela équiv­audrait à une mort cer­taine selon les organ­isa­teurs du fes­ti­val, qui déclar­ent : “Quelques propo­si­tions du BLM sont en con­flit direct avec les principes cen­traux de notre com­mu­nauté et reviendraient à trans­former rad­i­cale­ment l’i­den­tité du fes­ti­val, sinon à le tuer.”

Pour un fes­ti­val qui a tou­jours eu au coeur de ses reven­di­ca­tions une poli­tique de “ne laiss­er aucune trace”, le coût écologique lié à la con­struc­tion d’une telle infra­struc­ture n’est pas envis­age­able. Les argu­ments de la BLM ? Ren­forcer la sécu­rité du fes­ti­val, en empêchant l’in­tru­sion for­cée d’un véhicule sur le site, et éval­uer l’im­pact écologique de Burn­ing Man, qui a accueil­li l’an­née dernière 70 000 fes­ti­va­liers.

Sur le compte Twit­ter du prési­dent éta­sunien, pas de men­tion de cette prise de posi­tion. Par con­tre, ce dernier se bat encore pour la con­struc­tion d’un mur à la fron­tière avec le Mex­ique. Il s’ag­it de com­pren­dre d’où vient cette obses­sion pour le bâti­ment…

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