L’album collaboratif de Dita Von Teese et Sébastien Tellier est en écoute !

Il m’a pro­posé d’écrire les textes de cet album mais je lui ai lais­sé carte blanche, en me dis­ant que j’avais de la chance : j’étais comme Brigitte Bar­dot lorsqu’elle trou­va Serge Gains­bourg”. Tout est peut-être résumé dans cette phrase pronon­cée par Dita Von Teese : en col­lab­o­rant avec Sébastien Tel­li­er, elle a trou­vé son producteur-auteur-compositeur par­fait, et lui sa muse idéale. Comme sou­vent, cette col­lab­o­ra­tion improb­a­ble découle d’une réelle admi­ra­tion com­mune. Celle de Dita Von Teese d’abord, l’ef­feuilleuse, papesse du bur­lesque améri­cain, à la fois créa­ture mys­térieuse et femme d’af­faires glam­our, grande fan de Sébastien Tel­li­er. Elle se rend à chaque con­cert du Français en Cal­i­fornie et, lorsqu’elle se pro­duit pour la pre­mière fois en 2006 au Crazy Horse à Paris, elle décide de l’in­viter à sa revue. Coup de foudre et d’in­spi­ra­tion du côté de Tel­li­er, et voilà que dix ans plus tard, Von Teese retourne au Crazy Horse pour un spec­ta­cle mis en musique par, vous l’au­rez com­pris, Sébastien Tel­li­er. Il rêvait par ailleurs de voir ses com­po­si­tions portées par une voix fémi­nine tout au long d’un disque : ce sera donc Dita Von Bar­dot — oups, par­don, Dita Von Teese -, pour dix titres for­cé­ment sen­suels (dès le pre­mier sin­gle “Rendez-vous”) dont les paroles ont été co-écrites par Tel­li­er et sa femme Aman­dine de la Richardière. Pour com­pléter le cast­ing, John Kir­by (qui a tra­vail­lé avec Blood Orange ou Solange) offi­cie au clavier, et Daniel Strick­er, du groupe aus­tralien de pop psy­chédélique Mid­night Jug­ger­nauts se charge de la bat­terie.

Un album qui porte le nom de son inspi­ra­trice, entre français et anglais, avec un petit côté Isabelle Adjani dans la voix, des cas­cades de syn­thés vin­tage et un thème récur­rent, l’amour. “Décrire ce disque est dif­fi­cile ; dis­ons que c’est moi avec moins de maquil­lage. Par moments, j’ai l’impression d’y livr­er des choses per­son­nelles, une cer­taine vul­néra­bil­ité qui tranche avec mon image scénique de femme con­fi­ante et glam­oureuse. A d’autres, je me dis que c’est un jeu, une comédie, que jamais je n’oserais dire des choses pareilles dans la vraie vie et que, si d’aventure, l’envie me pre­nait de faire des déc­la­ra­tions d’amour aus­si folles, je me res­saisir­ais aus­sitôt”, explique Von Teese. Pudeur, impudeur, dis­tance et sen­su­al­ité : c’est de toutes ces con­tra­dic­tions qu’est né cet album en forme de bonne sur­prise.

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