Sextoy, l'une des DJs résidentes du Pulp, chez elle. Paris, 1997. Crédit : Olivier Degorce / M&M'S

L’archive du jour : il y a dix ans, le Pulp fermait définitivement ses portes

Le Pulp, ce “club de filles où les garçons aiment venir aus­si”, fer­mait ses portes il y a dix ans presque tout pile, en juin 2007. Ce qui ont vécu les grandes heures du club les­bi­en en par­lent tou­jours avec nos­tal­gie, les autres, trop jeunes, regret­tent sim­ple­ment de n’être pas né(e)s quelques années plus tôt. Il faut dire que les sou­venirs partagés par Michelle “Mimi” Cas­saro, celle qui a “inven­té” ce lieu, don­nent plutôt envie : espace de lib­erté pour filles, mais qui accepte égale­ment les garçons, les gays, les hétéros et toutes les class­es sociales, entrée gra­tu­ite, pro­gram­ma­tion libre — de Rachid Taha à Lau­rent Gar­nier -, rési­dentes comme Chloé ou Jen­nifer Car­di­ni… A l’heure des clubs policés ou unique­ment tech­no, le Pulp fait fig­ure d’oasis de lib­erté, du moins jusqu’en juin 2007. Le 19, deux jours seule­ment après la fer­me­ture, la radio Nova dif­fu­sait un doc­u­men­taire de Numa Grenan sur le club. On y par­le de l’Entracte, le danc­ing pour petits vieux de l’après-midi, de cette envie anti‐french touch avec des musiques plus som­bres que chez les voisins du Rex, de chopes ou d’Optimo qui joue du Jacques Brel à 3 heures du matin. Retour sur un docu réal­isé à chaud :

Tous les acteurs de cette his­toire s’accordent sur quelque chose : le Pulp, c’était un joyeux bor­del, sans loges, sans car­rés VIP, sans sys­tème son d’ultra-haute qual­ité, voire par­fois sans clim’, mais qu’est-ce que c’était bien ! Les acteurs en ques­tion ? L’orga de soirée Gui­do (depuis croisé chez Acid Arab), Fany Cor­ral du label‐maison Kill The DJ, le jour­nal­iste, écrivain et col­lab­o­ra­teur de Tsu­gi Jean‐Yves Leloup ou encore Maud Gef­fray des Scratch Mas­sive.

 

 

Et, pour le sym­bole, on se réé­coute “Promised Land” de Joe Smooth, le tout dernier disque posé sur la pla­tine du Pulp :

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