Le Garage MU Festival revient pour électriser la Station — Gare des Mines

Tout va trop vite, l’été en tête de pelo­ton : on va déjà arriv­er à mi-juillet. Les fes­ti­vals gar­gantuesques créent d’éphémères (mais con­séquents) flux migra­toires aux qua­tre coins de la France (et même au-delà), con­ce­vant des pro­gram­ma­tions les plus spec­tac­u­laires pos­si­bles. Les têtes d’af­fiche inter­na­tionales se bous­cu­lent, du dernier rappeur améri­cain en vogue au mythique groupe de rock des années 90. Des con­certs promet­tant certes de grands moments, mais qui man­quent par­fois d’un petit quelque chose, d’une touche de folie ou de sur­prise. On se sur­prend alors à envis­ager un peu moins de grandeur, à priv­ilégi­er un peu plus d’in­tim­ité, à vouloir met­tre un peu de piment dans nos tra­di­tion­nels rendez-vous esti­vaux.

Et c’est exacte­ment ce que pro­pose le Garage MU Fes­ti­val du 10 au 13 juil­let. Investis­sant pour une qua­trième année la Sta­tion de la Gare de Mines, le fes­ti­val organ­isé par le col­lec­tif MU se veut être l’u­nion esti­vale des têtes brûlées des scènes musi­cales con­tem­po­raines au qua­tre coins du monde. Depuis la Russie jusqu’à l’E­gypte en pas­sant par le Cana­da, la Bel­gique ou le Japon, la pro­gram­ma­tion dresse un état des lieux des expéri­ences musi­cales les plus exci­tantes et sin­gulières. Après une mise en bouche le mer­cre­di soir (entrée libre) invi­tant notam­ment La Récré, le side-project de For­ev­er Pavot, le Garage MU s’of­fre de très beaux noms, notam­ment dans le rock indépen­dant. Seront donc présents War­m­dusch­er, super-groupe tout beau tout neuf rassem­blant des mem­bres de Fat White Fam­i­ly, Para­noid Lon­don, Child­hood et Inse­cure Men, les Cana­di­ens (et non pas Lor­rains) de Metz armés de leur punk rad­i­cal et noisy, leurs con­frères japon­ais Bo Nin­gen égale­ment portés sur les sons psy­ché et rugueux, la beach-pop dev­enue punk garage de Trip­tides, ou encore Flamin­gods, groupe à cheval entre Bahreïn et l’An­gleterre. Sans oubli­er les sonorités plus élec­tron­iques de Die Ufer, Cape­lo ou Tôle Froide. Pas besoin d’une grosse tente et d’un pass trois jours ven­du au prix d’une PS4 pour vivre sa meilleure vie de fes­ti­va­lier.

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