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Le mouvement #BalanceTonBar trouve un écho dans toute la France

Dans le sil­lage de #MeToo, des témoignages de femmes ayant été droguées lors de soirées en bars ou en clubs se sont récem­ment mul­ti­pliés sur les réseaux soci­aux, à tra­vers la créa­tion de comptes sur Insta­gram et d’un nou­veau hash­tag, #Bal­ance­Ton­Bar, qui par­tait ini­tiale­ment de Bel­gique pour gag­n­er aujour­d’hui toute la France.

Après la Bel­gique et le Royaume-Uni, le mou­ve­ment “Bal­ance ton bar” s’in­stalle en France. L’ini­tia­tive a vu le jour à Brux­elles, après que plusieurs témoignages de femmes ayant été droguées à leur insu dans des lieux de nuit soient relayés via un compte Insta­gram. Quelques semaines plus tard, en France, c’est la même dynamique qui s’en­clenche. Dans plusieurs grandes villes de l’Hexa­gone comme Paris, Mont­pel­li­er, Reims ou Greno­ble, de nom­breuses femmes racon­tent des his­toires sim­i­laires, en évo­quant le plus sou­vent le GHB comme sub­stance util­isée. Des comptes Insta­gram “Bal­ance ton bar” par ville ont été créés.

L’im­punité dans le monde de la nuit doit cesser.”

Une sit­u­a­tion dont “l’im­punité dans le monde de la nuit doit cess­er”, explique à Fran­ce­in­fo Maité Meeus, 23 ans, à l’origine de ce hash­tag. “Les étab­lisse­ments se dédoua­nent sou­vent en dis­ant que ce n’est pas de leur faute, ‘on brasse telle­ment de clients’. Mais la vraie ques­tion c’est : mettez-vous des choses en place pour pro­téger vos clientes?”, explique la jeune femme.

Des piqûres dans le coup

Si le GHB, aus­si appelé la “drogue du vio­leur”, est le plus sou­vent cité dans le mode opéra­toire, un nou­veau procédé serait apparu au Royaume-Uni, des injec­tions à l’aiguille hypo­der­mique. À Not­ting­ham, deux étu­di­antes ont pris la parole dans les médias bri­tan­niques en mon­trant, pour preuve, leurs ecchy­moses et traces d’aiguilles sur la peau. Rien que dans la région de Not­ting­hamshire, depuis début octo­bre, la police a reçu 15 sig­nale­ments de « piqûre pré­sumée par un objet pointu » de la part de 14 femmes et d’un homme, comme le révèle le Guardian. Une tech­nique qui fait écho à celle actuelle­ment étudiée par la police de Hous­ton dans le cadre de l’en­quête du fes­ti­val Astroworld, où plusieurs mou­ve­ments de foule ont fait neuf morts pen­dant le con­cert de Travis Scott. Le chef de la police, Troy Finner, a ajouté en con­férence de presse que les enquê­teurs ten­taient de véri­fi­er des “rumeurs selon lesquelles des fes­ti­va­liers auraient injec­té des drogues à d’autres fes­ti­va­liers”. Un agent de sécu­rité a notam­ment déclaré avoir sen­ti une piqûre au cou pen­dant le chaos et avoir per­du con­nais­sance. Il a été réan­imé au moyen d’un médicament.

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