Le nouvel album de Fever Ray est en écoute !

On aura à peine eu le temps de s’emballer : le nou­v­el album de Fever Ray, annon­cé la semaine dernière, est sor­ti d’un coup d’un seul aujourd’hui ! Son petit nom ? Plunge, “plonger” en VF. Une descente la tête la pre­mière dans l’imaginaire tor­turé de Karin Elis­a­beth Drei­jer, la moitié de The Knife, duo aus­si génial qu’irritant (leurs lives s’apparentent plus à un spec­ta­cle de cirque qu’à un con­cert…) qu’elle forme avec son frère.

Imag­i­naire tor­turé, tou­jours, mais aus­si boosté aux amphets : si le morceau le plus con­nu de Fever Ray est le neurasthénique — mais au demeu­rant génial — “If I Had A Heart”, util­isé entre autres comme générique de la série Vikings, les trois quarts d’heure de Plunge s’enchaînent à toute vitesse. La faute, ou grâce à (on penche pour la deux­ième for­mule) Paula Tem­ple, Deena Adbel­wa­hed ou Ped­er Man­ner­felt, autant de DJ et producteur/productrice ayant épaulé Miss Drei­jer à la com­po­si­tion. En résulte un disque très net­te­ment élec­tron­ique, ten­dance “ça galope”. L’album s’ouvre par exem­ple sur un “Wan­na Sip” excel­lent et tout en ten­sion. Sauf qu’arrivé à “IDK About You”, en milieu de course, cette pro­fu­sion de beats deviendrait un chouia épuisante. Mais qu’importe, la sen­su­al­ité tor­due de Fever Ray est tou­jours là, et c’est ça l’important, la Sué­doise réus­sis­sant à ren­dre ses bizarreries pro­fondé­ment sex­uelles et acces­si­bles, à l’image de ce “This Coun­try” à la fois minau­dant, engagé poli­tique­ment et cru — les pos­si­bil­ités d’adaptation live de ces “this coun­try makes it hard to fuck” sont infinies. Et sur “Red Trails”, facile de retrou­ver ses mar­ques : avec ses cordes et voix venues des forêts nordiques, Fever Ray retrou­ve ses com­po­si­tions de vikings qui ont fait le suc­cès de son album éponyme… Sor­ti il y a déjà huit ans. Comme un goût de Val­hal­la couleur pét­role, qui nous avait sacré­ment man­qué.

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