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© Habibi Funk
24 mai 2022

🔊 Le label globetrotteur Habibi Funk lĂąche un des titres de sa rĂ©Ă©dition Ă  venir

par Guillaume Monnier

Le plus explorateur des labels de musique poursuit sa chasse aux trĂ©sors dans le monde arabe et dans certaines rĂ©gions d’Afrique. Habibi Funk a livrĂ© le premier extrait de sa prochaine rĂ©Ă©dition. Cette fois-ci, direction le Liban de la fin des annĂ©es 70 avec le disque Oghneya du groupe Ferkat Al Ard, dont la rĂ©Ă©dition est prĂ©vue pour le 24 juin. 

Une fois n’est pas coutume, le plus funk et arabisant des labels allemands se retrouve au centre de notre actualitĂ©. En novembre dernier nous vous prĂ©sentions le label Habibi Funk crĂ©Ă© en 2015, dans les pages du Tsugi 145. Ce label allemand n’a qu’un objectif en tĂȘte : faire renaĂźtre de leurs cendres des disques oubliĂ©s des catalogues funk, punk mais aussi rock, folk ou mĂȘme jazz des pays arabes. En ce mois de mai, le label du plus digger des diggers, Jannis StĂŒrtz, a remis le couvert pour rĂ©Ă©diter une pĂ©pite immĂ©morĂ©e d’un groupe libanais.

Oghneya date de 1978. L’annĂ©e oĂč le talent du producteur, compositeur et pianiste libanais Ziad Rahbani a croisĂ© la route de Ferkat Al Ard pour donner naissance Ă  ce trĂšs chouette album. Il est un marqueur de la carriĂšre des membres du groupe et, surtout, du guitariste Issam Hajali. Le premier extrait de la rĂ©Ă©dition »Entazerni » est d’ores et dĂ©jĂ  disponible Ă  l’Ă©coute.

 

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Habibi Funk

Pochette de l’album © Habibi Funk

Pour la petite histoire, Habibi Funk a dĂ©jĂ  rendu hommage au membre Issam Hajali en rĂ©Ă©ditant son tout premier album Mouasalat Ila Jacad El Ard, en 2019. Un album rĂ©solument tournĂ© vers le folk et le rock psychĂ©dĂ©lique, deux genres oĂč Issam se retrouve particuliĂšrement. Contestataire de l’ultra-gauche libanaise, son positionnement dans l’Ă©chiquier politique le pousse Ă  quitter le Liban alors que le pays est en pleine guerre civile. Il s’expatrie Ă  Chypre en 1976, puis Ă  Paris en 1977. C’est Ă  son retour Ă  Beyrouth, qu’il tape dans l’oeil du trĂšs respectĂ© Ziad Rahbani.

AprĂšs cette rencontre, ses compositions qui Ă©taient jusque lĂ  tombĂ©es dans l’oubli -malheureusement tout comme les noms des musiciens qui l’accompagnaient sur son premier album- furent popularisĂ©s. Le premier track de Mouasalat Ila Jacad El Ard, intitulĂ© « Ana Damir El Motakallim », fut saluĂ© par la critique. Suite Ă  la rĂ©Ă©dition du disque sous Habibi Funk en 2019, Radio Nova se risqua mĂȘme Ă  comparer le morceau Ă  un « Stairway to Heaven » libanais, c’est dire… ForcĂ©ment, aujourd’hui cette rĂ©Ă©dition est attendue et elle sera forcĂ©ment un Ă©vĂšnement auprĂšs des amateurs de rock psychĂ© libanais des annĂ©es 70… -on sait que vous ĂȘtes nombreux. Alors rendez-vous le 24 juin pour les quelques initiĂ©s du style mais aussi (surtout) Ă  tous les curieux.

 

Habibi Funk

© Habibi Funk

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