©Crossover Festival

Les festivals disent non aux conditions imposées par le gouvernement cet été

Tous les fes­ti­vals de France se joignent au hash­tag #Debout­Les­Fes­ti­vals lancé sur les réseaux soci­aux pour pro­test­er con­tre les con­traintes imposées par le gou­verne­ment cet été.

« Le min­istère de la Cul­ture impose aux fes­ti­vals des con­di­tions impos­si­bles à tenir, en lim­i­tant le nom­bre de spec­ta­teurs et en les forçant à rester assis. Soutenez-nous en partageant cette pub­li­ca­tion ! #Debout­Les­Fes­ti­vals ». C’est le mes­sage qui est relayé partout sur les réseaux soci­aux aujour­d’hui, notam­ment par des mastodontes comme les Eurock­éennes de Belfort, le Hellfest ou Rock En Seine. Lancé après une con­cer­ta­tion d’avec le Syn­di­cat Nation­al du Spec­ta­cle Musi­cal et de Var­iété, ce mes­sage s’ac­com­pa­gne d’une pho­to : une chaise vide, là où doit se dérouler le fes­ti­val. Une référence à la con­trainte qui leur est imposée par le min­istère de la Cul­ture cet été, soit une jauge lim­itée à 5 000 per­son­nes, et assis. Des con­di­tions vive­ment cri­tiquées aujour­d’hui par les organ­isa­teurs de festival.

Pan­da Events, la société de pro­duc­tion du Crossover Fes­ti­val à Nice ou des Plages Élec­tron­iques à Cannes, racon­te leur sen­ti­ment : “On est tombés des nus lorsque le min­istère a annon­cé que la restau­ra­tion et les bars seraient inter­dits en fes­ti­vals, avec des con­di­tions encore plus strictes qu’en 2020″. Lev­ée de boucliers par­mi les organ­isa­teurs et ce hash­tag en est une réac­tion. Pour Pan­da mais aus­si pour beau­coup d’autres, ces con­di­tions anni­hi­lent le sel de ce qui fait un fes­ti­val et sont égale­ment très com­pliquées à faire appli­quer : “Pour les Plages Élec­tron­iques par exem­ple, il est impos­si­ble de deman­der à 5 000 per­son­nes de rester assis­es en plein soleil sur la plage.

 

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Ce que demandent les festivals

Néan­moins, les Pan­da Events insiste, aucun mem­bre du syn­di­cat ne prêche pour une réou­ver­ture com­plète sans con­di­tions, ou ne con­teste les analy­ses du con­seil sci­en­tifique, mais que la seule demande est d’ ”avoir un pro­to­cole et un cal­en­dri­er dédié – sur le même mod­èle que celui du Royaume-Uni – qui s’adapterait selon les indi­ca­teurs de l’épidémie et des critères explicites : si les chiffres sont au vert, on peut ouvrir, si ils sont rouges, c’est non. Ça per­me­t­trait sim­ple­ment aux fes­ti­vals d’é­val­uer claire­ment s’ils doivent main­tenir ou pas.”

 

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