Grimes / ©John Biehler

Les NFTs ont rapportés 60M$ aux artistes musicaux… mais surtout à 3 d’entre eux

La jour­nal­iste musi­cale Cherie Hue a pub­lié une présen­ta­tion de ses recherch­es sur le marché musi­cal des NFTs. Ses résul­tats démon­trent que les tokens enrichissent les artistes les plus rich­es et populaires.

C’é­tait la folie depuis le début de l’an­née 2021, d’un coup, tous les artistes sem­blaient met­tre en vente des NFTs à des prix mirobolants. Si vous ne savez tou­jours pas ce que c’est, on vous résume tout ici et . Sur le filon depuis juin 2020, la jour­nal­iste musi­cale Cherie Hue a déjà pu com­pil­er des sta­tis­tiques sur les ventes de ces tokens qui se sont envolées ces derniers mois. Les résul­tats sont uni­vo­ques : 150 artistes ont ven­du des NFTs au cours de cette dernière année, ce qui leur a rap­porté 60 mil­lions de dol­lars (dont 55 seule­ment sur les mois de févri­er et mars). On pour­rait s’ar­rêter là dans l’analyse, mais voilà : on con­state que les NFTs prof­i­tent aux artistes les plus aisés et les plus célèbres comme Grimes, Steve Aoki et The Week­nd qui, à eux trois, ont généré plus de 80% de cette somme (soit 48,6 mil­lions de dollars).

 

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Les analy­ses de Hue sont basées sur des don­nées acquis­es en sur­veil­lant les trans­ac­tions ayant eu lieu sur 20 marchés en ligne comme Zora, Super­Rare ou encore Curio, du 6 juin 2020 au 25 avril 2021. La jour­nal­iste pré­cise qu’un biais géo­graphique existe dans cette étude “puisque la plu­part des plate­formes et des artistes étudiés vien­nent des États-Unis ou d’Eu­rope.” Néan­moins, cette étude est à ce jour la seule en son genre et donc la plus fiable en matière de NFTs musicaux.

 

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Loin d’une nouvelle norme

Ain­si, les 55 000 tokens ven­dus cette année n’ont été mis en vente que par seule­ment 150 artistes. De même, les NFTs font beau­coup de bruit de par les sommes investies, mais restent le phénomène d’une minorité. Cherie Hue écrit ain­si que les acheteurs de ces œuvres vien­nent en général de “com­mu­nautés cryp­to de niche ultra-riches, (…) des per­son­nes déjà famil­ières avec les aspects tech­niques du fonc­tion­nement des cryp­tomon­naies et qui en déti­en­nent suff­isam­ment pour inve­stir aisé­ment des cen­taines de dol­lars dans des œuvres d’arts numériques.

 

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La jour­nal­iste pré­cise donc que l’achat de NFTs est “innat­teignable” pour le fan moyen, puisque le prix moyen des ventes dites “à somme fixe” est de 685 dol­lars, qui génèrent 60% des parts du marché. Les 40% restants sont générés par les ventes aux enchères de NFT à exem­plaire unique, dont le prix moyen atteint la somme de… 70 000 dol­lars. Alors que les prix ont déjà été mul­ti­pliés par cinq depuis novem­bre, ils ne devraient pas s’ar­rêter en si bon chemin, “à mesure que davan­tage de célébrités et de majors vien­nent chauf­fer le marché.

On tient égale­ment à le rap­pel­er, s’ils peu­vent être une nou­velle manne finan­cière pour les artistes, les NFTs et les cryp­tomon­naies sont extrême­ment éner­gi­vores : on estimerait l’impact envi­ron­nemen­tal d’un seul NFT équiv­a­lent à la con­som­ma­tion d’électricité d’un citoyen européen pour un mois, ou d’un vol de deux heures.

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