© Capture d'écran vidéo Youtube

Lewis OfMan sort son premier album Sonic Poems un recueil de morceaux pop et dansants

Le tal­entueux Lewis OfMan a sor­ti son pre­mier album, Son­ic Poems invite celui qui l’é­coute à ce plongée quelques années en arrière au rythme des bass­es et des mélodies funkies. 

Arti­cle issu du Tsu­gi 147 : Radio Activ­i­ty, La folle his­toire des radios musi­cales : des pirates aux webra­dios disponible main­tenant en kiosque et à la com­mande en ligne.

 

Rester chic tout en flir­tant avec le kitsch s’apparente par­fois à un exer­ci­ce périlleux, dont on pour­ra met­tre en exer­gue un cer­tain savoir-faire français, qui irait de Vladimir Cos­ma à Myd, en pas­sant par Cer­rone, Dim­itri From Paris, Bertrand Bur­galat, voire Sébastien Tel­li­er. Une façon de pro­duire de la musique pop­u­laire aux mélodies dociles et arrondies, sans se départir d’une forme de dis­tance, de sophis­ti­ca­tion, de style. Un héritage au sein duquel on sera tenté d’inclure Lewis OfMan, dont le pre­mier album, qui ressem­ble à la bande-son d’un été passé dans une sta­tion balnéaire méditerranéenne au charme suranné, zigzague avec brio entre la crème solaire et les discothèques à ciel ouvert, sans que l’on sache très bien si pour ce fils d’artiste, passé par New York, Barcelone, hypokhâgne, une école de cinéma et quelques défilés de mode, tout ceci relève de la ten­dresse ou de l’ironie. Peu importe, après tout, car ça fonc­tionne. On ren­tre dans ce disque avec autant de facilité qu’un touriste aviné dans un bar à entraîneuses de Pigalle. De l’easy-listening dans son sens le plus littéral. Et dans le bon sens du terme.

Si Lewis OfMan a encore un peu de chemin à par­courir avant d’être au niveau de John Lennon, Serge Gains­bourg et Frank Ocean, sa trilo­gie de héros pop, il sait pro­duire des morceaux accrocheurs. Bass­es funky, gim­micks sucrés, mélodies instantanées, il pioche dans le dis­co et les musiques de films 70s, dans la pop 80s et la house 90s, mélangeant les com­bi­naisons et les époques, et en ressort avec une col­lec­tion de mini-hits qui s’imbriquent à mer­veille les uns dans les autres. Bien sûr, le risque de s’en lass­er aus­si vite qu’on y a adhéré est une éventualité qu’on ne peut écarter, il y a sans doute deux ou trois morceaux en trop, mais l’enthousiasme avec lequel on sent que son auteur a com­posé ce disque est con­tagieux. Au pire, on le ressor­ti­ra pour cet été.

Retrouvez plus d’articles dans le  Tsugi 147 : Radio Activity, La folle histoire des radios musicales : des pirates aux webradios disponible maintenant en kiosque et à la commande en ligne.

Tsugi 147

(Vis­ité 529 fois)