L’histoire secrète de “Mezzanine” de Massive Attack racontée en couv’ de Tsugi 119 — en kiosque vendredi 8 février !

Sur­prise ! Vous en avez déjà eu un avant-goût avec sa cou­ver­ture, le Tsu­gi que vous allez décou­vrir au fil de ces pages s’est offert un ravale­ment de fond en comble. Le pre­mier depuis cinq ans. C’est donc un événe­ment. Cette nou­velle for­mule con­cerne bien enten­du la maque­tte, encore plus mod­erne et élé­gante, imag­inée par notre excel­lent directeur artis­tique Xavier Pouleau, mais égale­ment son con­tenu. Si la ligne édi­to­ri­ale, qui n’appartient qu’à ce mag­a­zine, ne change pas, nous avons décidé de nous intéress­er aux artistes majori­taire­ment à tra­vers le prisme de longues inter­views, nous per­me­t­tant ain­si de pass­er des moments priv­ilégiés avec eux. Parce que ce rap­port intime que nous pou­vons tiss­er demeure sans doute, à l’heure où chaque inter­naute est désor­mais un cri­tique en puis­sance, le grand avan­tage de notre posi­tion de jour­nal­iste. Alors, autant le partager avec vous. On ne trahi­ra pas notre nom japon­ais en con­tin­u­ant de regarder en direc­tion de la musique de demain. Mais on ne s’interdira pas non plus de se télé­porter dans le passé, sans nos­tal­gie – le “c’était mieux avant” n’ayant jamais été le style de la mai­son. La tournée française de Mas­sive Attack, à l’occasion de la réédi­tion de l’album mythique Mez­za­nine qui va fêter ses vingt et un ans, nous per­met de nous rep­longer dans la genèse trou­blée et pas­sion­nante d’une œuvre majeure, qui a con­tribué large­ment au bas­cule­ment de nom­bre de “rockeurs” dans la musique élec­tron­ique. Comme un pont entre les styles. Ce qu’incarnera tou­jours Tsu­gi. (Patrice Bar­dot)

Vous retrou­verez égale­ment dans ce numéro un CD mixé par Shlø­mo, notre enquête sur la notion d’indépen­dance musi­cale, des inter­views de Pan­da Bear, Le Ville­juif Under­ground, Thy­lacine et Michael Rother ou encore O jouant au blind­test. Et bien sûr de nom­breuses chroniques, inter­views, reportages, bons plans et por­traits… En kiosque (ou sur notre bou­tique en ligne) ce ven­dre­di 8 févri­er ! En atten­dant, vu qu’on est sym­pa, voilà le début de notre arti­cle con­sacré à Mas­sive Attack par Mélis­sa Chemam :

D’une manière très bris­toli­enne, Mas­sive Attack va célébr­er cette année les 21 ans de l’album Mez­za­nine. Vingt-et-unième au lieu du vingtième anniver­saire, fêté avec sa réédi­tion et surtout à tra­vers un show con­coc­té dans le secret avec Horace Andy, Eliz­a­beth Fras­er et Adam Cur­tis, con­sacré entière­ment à ce troisième album, qui leur per­me­t­tra de le décon­stru­ire sur scène et de met­tre en valeur leurs influ­ences et inspi­ra­tions de l’époque. Retour sur la genèse d’un album qui incar­ne plus qu’aucun autre le son de la fin du XXe siè­cle.

Bris­tol, été 1996. Mas­sive Attack ren­tre de tournée. Depuis la sor­tie de leur pre­mier album, Blue Lines, en 1991, la ville a bien changé… L’ambiance provin­ciale d’une cité mar­quée par le chô­mage n’est plus. Bris­tol compte désor­mais une impor­tante scène musi­cale. Geoff Bar­row, ancien assis­tant au stu­dio où a été enreg­istré Blue Lines, a fondé le groupe Por­tishead. De même, Tricky a sor­ti son pre­mier album solo sans les Mas­sive, Max­in­quaye, et rem­porté un suc­cès mérité. Les liens entre les groupes sont si évi­dents, les imi­ta­teurs si nom­breux que la presse rebap­tise ce “son de Bris­tol” d’un nou­veau genre: “trip hop”. Ce qui est cepen­dant loin de plaire aux groupes. Le milieu des années 1990 se révèle une péri­ode ultra-créative au Royaume-Uni, et l’influence de Mas­sive Attack est partout. Des groupes phares de la scène rock et brit­pop, comme Radio­head et Blur, se lan­cent dans des expéri­ences élec­tron­iques et citent le col­lec­tif comme mod­èle. Mais les trois mem­bres de Mas­sive Attack, 3D (de son vrai nom Robert Del Naja), Dad­dy G (Grant Mar­shall) et Mush­room (Andrew Vowles) souhait­ent évoluer vers un nou­veau son. Ils n’ont cepen­dant pas la même vision en tête… Alors que des rock­ers d’Oxford, Man­ches­ter et Lon­dres s’ouvrent aux musiques élec­tron­iques, à Bris­tol, 3D a décidé de puis­er son inspi­ra­tion dans ses pre­mières amours : des dis­ques de punk.

… La suite à décou­vrir en kiosque ou sur notre bou­tique en ligne dès ce ven­dre­di 8 févri­er !

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