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© Emma Grandjean
6 février 2023

Live Report : quand Bomel a fait transpirer La Maroquinerie 

par Emma Grandjean

Ce vendredi 3 février, Bomel livrait un show tumultueux et coloré à La Maroquinerie pour accompagner la sortie de son nouvel EP Have a Seat. Il y a amené sa house explosive et joviale entouré de plusieurs invités et en à profiter pour annoncer en exclusivité sa prochaine date parisienne : la Cigale. 

L’événement était sold out, mais pas de foule devant la salle mythique du 20e arrondissement de Paris. Pourtant, plusieurs groupes s’y dirigent au compte-goutte. Ce soir-là, la Maroquinerie accueille les airs joyeux pianotés par Bomel. En fait, ils étaient tous en train de prendre d’assaut l’accueil du lieu, ces Parisiens assoiffés de disco-house branchée… et à la recherche désespérée de vestiaires. Et si pour le premier, une solution rapide est toute trouvée, le second reste sans dénouement.

Direction le sous-sol déjà embrumé de la Maroquinerie pour ne pas louper la première partie. Georges entame à peine ses symphonies enjouées dans son costume blanc, qu’une vingtaine de personnes inaugure la piste en se mouvant devant lui. Sur une scène jonchée de claviers, basses et guitares, il nous fédère autour de ses tracks dansants et estivaux de French Touch, alors que le public finit d’ingurgiter ses bières et de se raconter les derniers potins. On se débarrasse des encombrements vestimentaires gardés sous le coude, qu’on lance dans un coin, espérant les retrouver à la fin du show.

Georges en première partie de Bomel

Georges © Emma Grandjean

Dans le noir complet et sous les cris du public, la star du jour arrive, keytar dans les mains. Déjà moite, l’ambiance bout carrément aux premières notes de « By the River« , un summer hit tiré de son nouveau projet, en featuring avec Jullyh. Dès que Bomel a annoncé la venue éventuelle de plusieurs invités sur scène, Jean Castel y déboule pour interpréter « Still« . Et puis tout s’est enchaîné.

Bomel et Jean Castel

Bomel et Jean Castel © Emma Grandjean

Bomel offre un remix de « Uptown Funk » acidulé et mouvementé. Woody et sa voix intense, délicate nous font sauter sur deux morceaux exclusifs où la tête d’affiche du concert gravite entre piano et tam-tam. C’est l’heure de reprendre son souffle et de reposer ses pieds un instant. Dans le silence, Bomel interprète une mélodie calme au piano tandis que quelques flashs s’allument. Mais le rythme commence à augmenter et on se doute bien que l’accalmie ne va pas durer. Kaky arrive sur scène, Caméléon les rejoint et les trois garçons se partagent la scène le temps d’un morceau énervé.

Bomel La Maroquinerie

© Emma Grandjean

Une courte reprise de la mélodie de « Do I Wanna Know » d’Arctic Monkeys plus tard (ce qui a tout de même eu le temps de ravir tout le monde), Blowsom déboule avec « To the Air« . Un track phare de Have a Seat, tellement entraînant que tout le monde chante les paroles au moment-même de les découvrir. D’une voix aiguë hyper-robotisée, Bomel chante et pianote un air à suspens qui s’achève par les acclamations de tous, du premier rang jusque derrière la régie-son. Le public torride en veut toujours plus et ne s’arrête pas de sauter, bras en l’air, sous les jeux de lumières colorées.

Bomel et Blowsom

Bomel et Blowsom © Emma Grandjean

Puis vient le fameux « Ossumba« , hymne estival de bonne humeur où le tam-tam prend enfin la place qu’il mérite. On comprend pourquoi l’instrument était nécessaire sur scène. Bomel finit par remercier tout le monde. Et c’est à ce moment-là, entre son big-up à la régie et celui « pour tous ceux qui se rappellent quand [il faisait ses] vidéos en peignoir dans [sa] chambre », qu’il annonce son prochain concert parisien : « La prochaine fois qu’on se verra à Paris ça sera à La Cigale ! » (le 2 février 2024). Nouvelle nuée d’acclamations et on comprend bien qu’il ne peut pas nous laisser sur cette annonce.

Bomel revient derrière son piano pour lancer une version festive (oui, elle peut l’être encore plus) et houleuse d’ « I Will Survive« . Et on s’est directement transformé en lave : le déchaînement dansant accompagnant les paroles approximatives de Gloria Gaynor. Des claps islandais à tout va, un instant doux pour reprendre encore plus fort, plusieurs relances, ni Bomel ni le public n’a envie que ce moment ne se termine. Pourtant, il le faut et c’est sous une ovation que Bomel laisse ses fans (parce qu’on peut les appeler comme ça, désormais). 

bomel Woody

Woody et Bomel © Emma Grandjean

Tout le monde se précipite en direction de leurs précieux habits délaissés. Et dans la foule se frayant un chemin vers le seul escalier menant à l’air libre et froid, les retrouvailles sont encore de vigueur. « Ah mais tu y étais ? Je savais pas ! » Et les bilans fusent : « C’était trop cool, non ? Comment tu l’as connu ? », « Tu y étais toi, à son concert à La Boule Noire ? » Avec cette même ambiance joviale et bon enfant qui a rythmé tout le concert, où les familles se sont mélangées aux groupes de copines et aux bandes de potes, on se disperse dans la rue en se questionnant sur les plans pour le reste de la nuit. « Ça va en after ?”, “C’est pas un after là, c’est le début de la soirée… »

Ce qu’on retient du concert de Bomel, c’est sa faculté à nous faire oublier le froid ambiant, pour nous livrer un bout de soleil et de chaleur. Et on a hâte de réécouter cette French Touch tendance, fougueuse et innocente, à mi-chemin entre pop enflammée et funk ondulante.

 

Meilleur moment : La version folle et agitée de « I Will Survive » par Bomel.

Pire moment : Quand on a dû payer la pinte 7 euros.

 

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