Crédit photo : Alex Fumeron

Lollapalooza Paris : un festival américain qui s’intègre bien à la capitale

Lol­la­palooza est revenu à Paris pour une troisième édi­tion les 21 et 22 juil­let derniers. Ce qu’on a aimé : les artistes améri­cains plus qu’én­ergiques sur scène et la gas­tronomie à la française sur le site.

Alors oui, ce fes­ti­val fait par­tie des gross­es machines com­mer­ciales de Live Nation, mais il a réus­si à se faire une place en France en inté­grant les pra­tiques cul­turelles du pays en son sein, soit le goût pour le bon vin et la bonne bouffe. Ce fes­ti­val mythique existe depuis 28 ans. Ini­tiale­ment créé par Per­ry Far­rell, chanteur du groupe de rock Jane’s Addic­tion, aux States, l’événement s’est désor­mais exporté un peu partout dans le monde : à Sao Paulo, Buenos Aires, Berlin ou encore Stock­holm. Depuis trois ans, Lol­la­palooza s’est instal­lé à Paris, et c’est une réus­site puisqu’il a accueil­li ce week-end des 21 et 22 juil­let près de 95 000 spec­ta­teurs selon les chiffres du Parisien.

Que fait un Américain à Paris ?

Il prof­ite de la gas­tronomie française par­di ! Au Lol­la­palooza, l’espace Lol­la Chef est une pépite pour les amoureux de la nour­ri­t­ure. Six chefs ont investi l’espace pour pro­pos­er leurs clas­siques façon street-food. On a retenu le nom de Den­ny Imbroisi, chef du restau­rant ital­ien IDA dans le 15e à Paris, et surtout le goût de ses pâtes, des “Riga­toni Garo­fa­lo, sauce Grana Padano et truffe noire du Molise”. Une tuerie. Et en dessert, on a testé la glace vanille de Cédric Gro­let, élu meilleur pâtissier du monde en 2018, accom­pa­g­née d’un cook­ie choco­lat, de noisettes tor­ré­fiées et de caramel beurre salé. Autant vous dire qu’Häagen-Dazs peut aller se rha­biller.

 

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L’Américain a aus­si besoin de grands espaces pour danser. Lol­la­palooza exploite cinq hectares de super­fi­cie en bor­dure de Paris. Qua­tre gross­es scènes sur­plombent l’hippodrome de Longchamp, dont une sous un chapiteau, la Perry’s Stage. L’Américain n’aime pas trop être dépaysé non plus, donc il vient écouter des artistes de chez lui. On par­le essen­tielle­ment de la dub­step de Get­ter, du rap bling-bling des Migos d’Atlanta, ou encore de la tech­no mélodique de l’américain d’adoption Eric Pry­dz. Les deux pre­miers scru­tent le top des meilleurs con­certs du fes­ti­val, ou du moins de ceux qui nous ont le plus ambiancé.

Top 3 des concerts les plus chauds de Lollapalooza

La Per­ry’s Stage est la pre­mière scène que l’on arpente. Get­ter y a com­mencé son set à 20h30 le same­di. Le cool kid améri­cain bal­ance des sons telle­ment énervés de dub­step et de bass music qu’on ne peut s’empêcher de danser. Et quelle séance de sport. Il finit par une petite dédi­cace à Flume en faisant réson­ner “Nev­er Be Like You” et “You & Me”. Sans oubli­er de men­tion­ner Kay­trana­da en pas­sant le remix de Sock It 2 Me. En tant que fans incon­di­tion­nels du cana­di­en, on ne peut que valid­er.

La pluie nous refroid­it un peu, et les artistes suiv­ants aus­si, donc on revient le lende­main avec un max­i­mum de force. Le cli­mat n’est pas le même, la chaleur est au rendez-vous. C’est par­fait pour l’ar­rivée des Migos. Les trois mous­que­taires d’At­lanta enflam­ment la Main Stage, lit­térale­ment. Ils ont réus­si à nous faire tran­spir­er sur leur hit “Walk it, Talk it” et sur tous les autres morceaux en fait. Petite décep­tion : le rap­pel qui a échoué. Le DJ qui les accom­pa­gne a lancé la mélodie de Nar­cos. Et le son s’est arrêté. Tristesse.

Lollapalooza Paris Perry's Stage 2019

Crédit Pho­to : Alex Fumeron

Finale­ment, pour la troisième place on hésite entre deux rappeurs : Roméo Elvis ou Nek­feu. Pour la musique, on vote Roméo Elvis car il est venu avec des musi­ciens, ça donne un live plus organique à la manière d’Orel­san, sans pour autant lésin­er sur la per­for­mance. Roméo Elvis aime tou­jours autant se jeter dans la foule et chauf­fer tout le monde à faire des pogos. Nek­feu, quant à lui, a fait le clos­ing du fes­ti­val le dimanche soir. Le ther­mo­stat est mon­té d’un cran. Le rappeur parisien est venu avec Doums, son acolyte et backeur, puis toute son équipe du S‑Crew. Après avoir félic­ité l’Al­gérie pour avoir gag­né la Coupe d’Afrique des Nations et ont allumé un fumigène tran­quille­ment. La joie du rappeur de jouer à Paris, sa ville d’adop­tion, se ressent. La foule lui prête main forte lorsqu’il s’ag­it de chanter en choeur ses refrains. Et c’est ain­si que se finit la troisième édi­tion du célèbre fes­ti­val itinérant. A l’an­née prochaine pour la qua­trième.

Meilleur moment : Manger la meilleure glace à la vanille ever.

Pire moment : Voir tou·te·s les instagrammeur·se·s taper la pose devant la tour Eif­fel du fes­ti­val. Ça devient gênant, arrêtez.

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