Love What Survives”, le nouvel album de Mount Kimbie, est enfin en écoute

Le troisième album est tou­jours une étape cru­ciale et pas évi­dente pour un groupe, même pour un duo de la trempe de Mount Kim­bie. Leur pre­mier LPCrooks & Lovers, acclamé dès sa sor­tie, arrive en 2010 au sein d’une Angleterre envahie par la dub­step. Atten­dus au tour­nant, Dominic Mak­er et Kai Cam­pos ne s’arrêtent pas à l’étiquette pro­pre­ment élec­tron­ique, par­fois break­beat, de leur pre­mière sor­tie et revi­en­nent trois ans après avec l’excellent Cold Spring Fault Less You, sur le label Warp. Véri­ta­ble patch­work de gen­res entre pop atmo­sphérique et nappes syn­thé­tiques, ce deux­ième album les con­forte au som­met d’une scène anglaise en ébul­li­tion. On se rap­pelle du superbe “Made To Stray” ou encore des “You Took Your Time” et “Meter, Pale, Tone” en fea­tur­ing avec Archie Mar­shall, alias King Krule, comme si sa voix avait été façon­née pour se mélanger par­faite­ment à l’univers musi­cal du groupe.

Mount Kim­bie fait de nou­veau appel au tim­bre unique du chanteur lon­donien pour un des temps fort de Love What Sur­vives sur le morceau “Blue Train Lines”. Et il n’est pas le seul à prêter sa voix sur cet album. On retrou­ve aus­si James Blake sur les titres “We Go Home Togeth­er”, entre soul, blues et nappes élec­tron­iques, et “How We Got By” guidé par des notes de piano pures et sen­suelles. Les col­lab­o­ra­tions des chanteuses Micachu et Andrea Balen­cy, sur respec­tive­ment “Mar­i­lyn” et “You Look Cer­tain (I’m Not So Sure)” prou­vent une fois de plus leur apti­tude créa­trice pour une pop pointue et ensor­ce­lante. Un régal.

Et si vous êtes plutôt Spo­ti­fy :

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