M.I.A. — AIM

Extrait du numéro 95 de Tsu­gi (sep­tem­bre 2016) 

Il s’est passé à peine plus de dix ans depuis le pre­mier album de Math­an­gi Arul­pra­gasam, Aru­lar (2005) et pour­tant, à force de mon­tagnes russ­es émo­tion­nelles, on a l’impression que le feuil­leton M.I.A. dure depuis des décen­nies. On est passé de l’amour (avec Kala, pas­sion­nant deux­ième album sor­ti en 2007) à l’agacement (quand ses coups de gueule ont pris le pas sur sa car­rière musi­cale). Il y a trois ans, elle par­ve­nait à regag­n­er notre ado­ra­tion ini­tiale, à la faveur du bril­lant Matan­gi, alors que l’on n’attendait plus grand-chose de la féroce Tamoule. Trois ans de plus et son cinquième album stu­dio arrive alors qu’elle n’a jamais été si atten­due. Si le disque s’ouvre sur le puis­sant “Bor­ders”, sin­gle qui fai­sait office de suite non offi­cielle au désor­mais mythique “Bad Girls”, AIM peine à faire sor­tir d’autres tubes de son cha­peau. S’il ne restera pas comme son meilleur cru et manque le coche dans ses moments les plus pop (“Sur­vivor”, “Free­dun”), il enchaîne quelques morceaux à la pro­duc­tion pétaradante (“For­eign Friend”, “Fly Pirate”, “Go Off”) et s’en tire avec les hon­neurs.

AIM (Polydor/Universal), sor­ti le 9 sep­tem­bre

(Vis­ité 164 fois)