Marla Singer accusé de vols et menaces envers des femmes, il se défend partiellement

Via Face­book, la fon­da­trice de Dusk & Haze Sophia Saze a annon­cé que son label annu­lait la prochaine sor­tie prévue du pro­duc­teur français Mar­la Singer, ain­si que tout “sou­tien futur”. Expli­quant son choix dans une let­tre ouverte, la musi­ci­enne décrit plusieurs com­porte­ments fau­tifs du DJ. Celui-ci est accusé de vols et de men­aces à son encon­tre. Après avoir subi ce préju­dice, Sophia Saze dit avoir con­tac­té d’autres artistes féminines et décou­vert un com­porte­ment répété de la part du Français. Ain­si, elle explique avoir reçu le témoignage de sept femmes qui rela­tent des faits similaires.

Ceci lui aurait per­mis de décou­vrir une “un long et dérangeant passé qui inclut mais ne se lim­ite pas à l’abus de femmes à tous les niveaux et au vol”. Des inci­dents qui ont “détru­it la vie de beau­coup de per­son­nes au cours de plusieurs années”. Elle explique par ailleurs que “mal­heureuse­ment, ces vic­times n’ont pas été capa­bles de trou­ver une voix pour s’ex­primer jusqu’au­jour­d’hui”. Par ces recherch­es, elle a égale­ment con­staté que son com­porte­ment a affec­té des “com­merces, hommes, et la scène plus générale­ment”.


Mar­la Singer lui a répon­du aus­si sur Face­book. Il avoue avoir “emprun­té” à plusieurs femmes, qu’il n’a “pour l’in­stant” pas rem­boursé. Il évoque néan­moins que les per­son­nes con­cernées étaient d’ac­cord d’être repayées “lente­ment”. S’agis­sant de Sophia Saze, le pro­duc­teur affirme avoir ren­con­tré l’artiste sur inter­net, et pré­tend que cette dernière aurait pro­posé qu’il l’a rejoigne au Mex­ique. Le tout au frais de la musi­ci­enne, qui y aurait vu une “espèce de cadeau d’an­niver­saire”. Il recon­naît ne pas avoir été hon­nête sur le fait qu’il fréquen­tait quelqu’un au moment de ce voy­age, et sem­ble faire un lien entre cette infidél­ité et les accu­sa­tions portées à son égard.

Il ne s’ag­it pas de la seule polémique entourant le musi­cien. Une vidéo pub­liée sur Insta­gram il y a 5 jours et géo-localisée à Medellin, en Colom­bie, le mon­tre con­som­mant de la cocaïne, un mail­lot de foot de l’équipe nationale colom­bi­enne sur le dos. En légende : “1) fuck bitch­es 2) take drugs”. Une démarche peu appré­ciée par de nom­breux inter­nautes orig­i­naires du pays sud-américain. Là encore, Mar­la Singer se défend. Son compte aurait été hacké, et il n’y aurait par con­séquence plus accès. Des images pro­mo­tion­nelles ont depuis été pub­liées sur le compte.


Sophia Saze ne compte pas s’en arrêter là. Elle indique qu’une enquête sera prochaine­ment lancée par les autorités juridiques des pays où le pro­duc­teur aurait sévi. En out­re, l’artiste demande à la com­mu­nauté tech­no d’ar­rêter de pro­mou­voir Mar­la Singer, ain­si que les autres artistes qui “abusent ou man­quent de respect aux femmes”. Elle incite aus­si à “s’ex­primer lorsque l’on voit une femme être mal­traitée, sur le dance­floor, dans le stu­dio ou der­rière des portes fer­mées”. Alors que le jour­nal­isme et le ciné­ma ont, ces dernières années, été touchés par des mou­ve­ments de libéra­tion de la parole, des reven­di­ca­tions sim­i­laires émer­gent donc dans le monde électronique.

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